Nouvelle-Aquitaine : pour l'instant, on arrive "à contenir les cas de variants [Delta]" découverts dans les Landes, estime l'ARS

Une trentaine de cas du variant Delta du Covid-19 ont été découverts dans ce département du Sud-Ouest.

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Radio France
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Benoît Elleboode, le directeur général de l'Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, en avril 2021. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Même si "les taux d'incidence baissent", ça ne doit pas empêcher "la population et notamment les plus jeunes à venir se faire vacciner", a réagi sur franceinfo lundi 14 juin Benoît Elleboode, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aqutaine. La région fait face à une trentaine de cas de variant Delta détectés dans les Landes. Une souche découverte en Inde. Benoît Elleboode se montre optimiste pour l'instant, parce que ces "cas de variants pour l'instant, on arrive à les contenir".

franceinfo : Quelle est la situation de l'épidémie de Covid en Nouvelle-Aquitaine ce moment ?

Benoît Elleboode : Aujourd'hui en Nouvelle-Aquitaine, le taux d'incidence continue à diminuer. Il a fortement diminué sur une semaine encore de pratiquement 30 points. On en est à 34,4 pour 100 000 au niveau de la région. Dans les Landes, le taux d'incidence a aussi bien diminué, on est passés en dessous de 50. Donc, on constate aujourd'hui en Nouvelle-Aquitaine la même tendance que partout en France, avec une baisse importante du taux d'incidence. Dès qu'on a des cas, on fait du rétro tracing et du tracing pour repérer des cas contacts. Et donc là, on dépiste. Donc, ça provoque des pics de taux d'incidence au moment où on découvre tout ça parce qu'on va chercher un peu plus. Mais après, en général, la tendance à la baisse revient. Et on va arriver aussi en ce moment avec des taux d'incidence tellement faibles que le moindre nombre de cas découverts peut le faire varier de manière importante. C'est pour ça qu'on ne suit plus les tendances dans le temps, que les cas ponctuels d'une semaine ou l'autre. Et là, on voit qu'on est sur la même tendance qu'au niveau national. Et donc, malgré les cas de variants que pour l'instant, on arrive à contenir.

30% des plus de 50 ans n'ont pas eu leur 1ère dose en Nouvelle-Aquitaine

Un événement ponctuel, certes, ce derby de rugby ce week-end en Pyrénées-Atlantiques, entre Bayonne et Biarritz, avec des débordements parfois. Est-ce que vous craignez des contaminations après cette rencontre et les mouvements de supporteurs ?

Il n'y a pas que le rugby, quand vous regardez dans les rues ou le soir, on a un certain nombre d'événements qui ne respectent pas les mesures barrières ou le couvre-feu. Evidemment, ces mouvements ont tendance à augmenter le taux d'incidence et à favoriser la circulation du virus. Après, on est dans la même situation que l'année dernière, c'est-à-dire que l'arrivée des beaux jours tend à confirmer aussi que c'est un facteur qui limite la propagation du virus. Rappelez-vous, l'année dernière, cela avait rendu confiant beaucoup de monde et dès la rentrée, dès que les températures baissent, tous ces événements qui maintiennent une circulation du virus font qu'à la rentrée, il est encore présent. Et comme on peut rattraper le Covid-19 quand on l'a eu une fois, eh bien c'est là où, à la rentrée l'année dernière, on avait eu une augmentation importante de l'incidence. Il ne faut pas refaire les mêmes erreurs deux fois. L'avantage par rapport à l'été précédent, c'est qu'on a la vaccination. Même avec les taux d'incidence qui baissent ça doit inciter quand même la population et notamment les plus jeunes à venir se faire vacciner ou quand ils ont été malades de venir faire au moins une dose de vaccin parce que c'est bien l'immunité globale de l'ensemble de la population qui nous permettra d'éradiquer ce virus et d'éviter une remontée de l'incidence en début de l'année prochaine.

La vaccination progresse encore, au-delà des secondes doses est-ce qu'on trouve encore des volontaires qui n'ont pas fait la démarche et qui viennent pour la première dose ?

Oui, la vaccination progresse, mais ça freine. On se rend compte que c'est de plus en plus facile, selon les départements de trouver un rendez-vous. Il y a de moins en moins de délais, donc on voit que la demande diminue alors que normalement au vu du nombre d'habitants qui doivent encore se faire vacciner et du nombre de doses disponibles, il ne devrait pas y avoir cette moindre tension. On a encore 30% des gens de plus 50 ans dans la région Nouvelle-Aquitaine qui n'ont pas fait leur première dose. Et ça, c'est vraiment grave parce qu'ils sont vraiment à risque de faire une forme grave de la maladie et de se faire hospitaliser. Donc, il faut absolument que les personnes à risque aillent se faire vacciner, mais également les jeunes. Parce que le risque c'est que si le virus renaisse à la rentrée, car il circule parmi des gens non-vaccinés et des gens vaccinés. Avec ce virus on n'est jamais à l'abri de rien et notamment d'une mutation qui pourrait le rendre résistant aux vaccins. Et là, on recommence depuis le début et je pense que personne n'en a envie.

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