Retour du masque à l'école lundi : "Une mesure prise avec un peu d'incohérence", dénonce un parent d'élèves de la FCPE

Le port du masque est à nouveau obligatoire à l'école primaire pour la rentrée du lundi 8 novembre dans les deux tiers des départements. 

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Radio France
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Des élèves avec leur masque dans une école de Clichy sous Bois. Photo d'illustration. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

"C'est une mesure prise avec un peu d'incohérence", a dénoncé dimanche 7 novembre sur franceinfo Rodrigo Arenas, membre du conseil départemental de la FCPE de Seine-Saint-Denis, alors que le masque est de nouveau obligatoire à l'école lundi 8 novembre dans 39 départements. Au total, les élèves devront le porter dans 61 départements de France. 

Pour Rodrigo Arenas, il s'agit d'une mesure "un peu déconcertante pour les parents, puisqu'un jour on le met, un jour on ne le met pas". Rodrigo Arenas estime que les parents sont également déconcertés par "l'allocution du président de la République" attendue mardi 9 novembre, alors qu'"on annonce des choses pour l'école lundi". "Il serait bien que les plans qui se mettent en œuvre soient généraux, soient globaux et soient cohérents pour que tout le monde puisse les appliquer", lance le parent d'élèves. "Pour les appliquer, encore faut-il que les moyens soient au rendez-vous. Et on est loin d'être dans cette situation dans les écoles françaises", complète-t-il.

Pour une "baisse des effectifs dans les classes"

Rodrigo Arenas rappelle la position de la FCPE, qui estime que, "tant que tout le monde n'est pas vacciné, la seule façon de se protéger reste les gestes barrières". Mais il juge que "nous sommes encore loin du compte". Pour cela, il plaide pour "la baisse des effectifs dans les classes". Selon lui, "en lycée, en collège, mais aussi dans les écoles élémentaires, les effectifs sont trop importants pour permettre cette distanciation physique". Le parent d'élèves constate que "cette mesure-là, qui est centrale, n'est pas au rendez-vous. Donc les moyens ne sont pas là pour faire en sorte de lutter contre la pandémie, ne serait-ce que pour l'application des gestes". Il souligne encore l'incompréhension des enfants par rapport aux consignes sanitaires appliquées dans les écoles.

"On a des enfants, notamment, qui ne comprennent pas bien quand est-ce qu'ils doivent le mettre, quand est-ce qu'ils ne doivent pas le mettre."

Rodrigo Arenas, membre du conseil départemental de la FCPE de Seine-Saint-Denis

à franceinfo

Rodrigo Arenas évoque aussi "les problèmes respiratoires" de certains enfants ou encore ceux qui ont "du mal à distinguer les moments où l'on peut le retirer et qui devient une sorte de libération, et des moments où il faut le garder, par exemple, dans la classe". Le parent d'élève attire aussi l'attention sur les "problèmes d'enseignement pour les enseignants". Il pointe "ces enfants qui doivent voir les lèvres des enseignants pour pouvoir apprendre à parler, à écrire, à compter".

"Un enfant, c'est fragile, un enfant, ça s'éduque", rappelle Rodrigo Arenas. "Notamment à cet âge-là, la parole de l'adulte est très versatile et donc qu'elle ne sert plus ou a du mal à être ce tuteur, cet éducateur constant que nous devons avoir. La pédagogie, c'est l'art de la répétition. Donc, pour répéter les choses, encore faut-il que cela ne change pas tout le temps", insiste-t-il.

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