Port du masque à l'extérieur dans la métropole lilloise : "À Lille, la situation est un peu plus préoccupante qu'ailleurs", estime le directeur de l'ARS

L'agglomération comptabilise 31 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, soit un doublement des chiffres en une semaine. "Globalement, il y a une forme de relâchement", estime Étienne Champion.

Une femme portant un masque de protection dans les rues de Lille (Nord), le 30 juillet 2020.
Une femme portant un masque de protection dans les rues de Lille (Nord), le 30 juillet 2020. (DENIS CHARLET / AFP)

À partir du lundi 3 août, le port du masque sera obligatoire dans un certain nombre d'espaces publics extérieurs de la métropole lilloise, a annoncé la préfecture du Nord. La mesure s'appliquera dans les espaces verts, les zones piétonnes, les zones limitées à 20 km/h, les galeries commerciales, les grandes et moyennes surfaces et leurs espaces de stationnement ainsi que les abords des infrastructures de transport. "Nous prenons cette mesure pour éviter ce que nous voulons tous éviter, c'est-à-dire un reconfinement", a déclaré ce vendredi sur franceinfo Étienne Champion, directeur général de l’agence régionale de santé des Hauts de France.

Un taux d'incidence de 31 malades pour 100 000 habitants

"À Lille, la situation est un peu plus préoccupante qu'ailleurs, poursuit le directeur de l'ARS. Pour calculer l'épidémie, nous avons un système qui s'appelle le taux d'incidence, c'est-à-dire, tout simplement, le nombre de malades pour 100 000 habitants. Nous avons un seuil de vigilance qui est à 10, un seuil d'alerte qui est à 50. Sur la métropole européenne de Lille, nous sommes à 31. Ce chiffre a quasiment doublé en une semaine puisqu'une semaine avant, il était à 17 sur le coeur de la métropole.

Nous nous rapprochons vraiment du seuil d'alerteEtienne Champion, directeur de l'ARS des Hauts-de-Franceà franceinfo

"Attribuer cette hausse du nombre de cas à la hausse du nombre de tests, ce n'est pas pertinent, estime par ailleurs le directeur de l'ARS des Hauts-de-France. Nous avons augmenté de 30% le nombre de tests sur cette période, mais nous avons doublé le nombre de malades. On voit bien que ce n'est pas les tests qui expliquent cette hausse. Globalement, il y a une forme de relâchement.", conclut-t-il.