Levée des restrictions : Arnaud Fontanet appelle à "protéger les plus fragiles" en prévision d'un pic de "100 000 à 150 000" cas par jour fin mars

L'épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet estime lundi sur France Inter que les conditions climatiques actuelles sont propices à la circulation du Covid-19.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, membre du Conseil scientifique sur le Covid-19, est l'invité de France Inter, le 6 juillet 2020. (FRANCEINTER / RADIOFRANCE)

Garder ou non le masque en intérieur, "c'est un choix qui dépend de vous et peut-être aussi de votre entourage", indique le Pr Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, invité de France Inter lundi 14 mars.

>> Covid-19 : port du masque, pass sanitaire... Voici les règles qui ne s'appliquent plus à partir de ce lundi

"C'est une décision individuelle qui dépend de votre propre fragilité" et ce choix doit "rester libre", ajoute l'épidémiologiste qui a décidé de garder le masque ce lundi matin dans les studios de France Inter, "un lieu fermé où les gens parlent et où on peut imaginer qu'il y ait du virus en suspension dans l'air". Il rappelle ainsi qu'il faut "continuer" à respecter "l'hygiène des mains et l'aération", au-delà du masque qui n'est plus obligatoire depuis lundi sauf dans les transports en commun et les établissements de santé.

Le climat est propice à la circulation du virus

"Le virus circule beaucoup, il circule plus aujourd'hui qu'il ne circulait avec les variants qui ont précédé Omicron", avertit Arnaud Fontanet pour qui "on est encore dans une période où le climat est propice à la circulation du virus". D'ici fin mars, le pic de contaminations au Covid-19 "devrait aller jusqu' à 100 000 par jour, peut-être 150 000", on est donc "loin des 350 000 cas par jour de la mi-janvier, qui était le pic de la vague Omicron". Ces projections s'expliquent notamment "grâce au niveau d'immunité collective", indique l'épidémiologiste qui reconnait qu'il y a quand même "des incertitudes et des facteurs individuels qui interviennent".

L'enjeu, au moment d'une reprise épidémique comme celle-là, est la protection des plus fragiles, ceux qui sont à risque et peuvent développer des formes sévères."

Arnaud Fontanet

à France Inter

 "On peut le faire individuellement en continuant à porter le masque dans les lieux à risques", ajoute Arnaud Fontanet. "Mais il est important que ces personnes fassent un rappel de vaccination", insiste-t-il, alors que le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé samedi, l'ouverture de la quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 "aux plus de 80 ans ayant reçu leur dose de rappel depuis plus de trois mois". L'épidémiologiste estime que "la situation qu'on vit aujourd'hui" et la levée d'un grand nombre de restrictions, "on la doit en très grande partie au vaccin".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Masques sanitaires

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.