Covid-19 : pour le professeur Alain Fischer, "il faut fortement recommander de porter le masque dans les lieux clos", "c'est un acte de civisme"

Alain Fischer, le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale anti-Covid-19, rappelle aussi l'importance du deuxième rappel vaccinal pour les grands-parents qui vont recevoir leurs petits-enfants, à quelques jours des vacances d'été.

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Radio France
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Alain Fischer, pédiatre, professeur d'immunologie et président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, sur France Inter le 16 mars 2021. (FRANCEINTER / RADIOFRANCE)

"Il faut fortement recommander de porter le masque dans les lieux clos, mal aérés", estime le professeur Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale anti-Covid-19, jeudi 30 juin sur France Inter. "Il y a devant nous une vague", avertit-il, évoquant "une phase d'ascension assez nette du nombre de cas, avec une ascension plus modérée, pour l'instant, du nombre d'hospitalisations".

Selon lui, "ça implique de mettre le masque dans les transports en commun, dans certains lieux de travail ou de sociabilisation (…) là où beaucoup de contaminations se passent". "S'il faut aller à l'obligation, personnellement, je ne suis pas contre", ajoute Alain Fischer. Pour lui, "c'est un acte de civisme de porter le masque" notamment pour protéger les personnes âgées ou fragiles.

Le deuxième rappel "absolument essentiel"

À quelques jours des grands départs en vacances, le professeur conseille également aux grands-parents qui vont recevoir leurs petits-enfants de réaliser leur deuxième rappel. "C'est absolument essentiel, ça ne se discute pas, c'est impératif pour limiter au maximum les conséquences de cette vague", tranche Alain Fischer. Concernant les enfants, "il faudrait qu'ils soient eux-mêmes vaccinés", estime-t-il, "sans se faire d'illusion" à ce sujet. Le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale anti-Covid-19 est conscient que les autorités "n'ont pas réussi à convaincre les médecins et les parents du bien-fondé de cette vaccination" pour les enfants.

"Si ce virus est là c'est parce qu'il est plus contagieux, qu'il résiste un peu à la réponse immunitaire", prévient le professeur. "Mais il n'est pas plus sévère, il ne provoque pas des formes plus graves de la maladie", précise-t-il.

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