Couvre-feu à 18h : "Sur un malentendu, cela pourrait marcher", pour éviter un reconfinement, explique l'infectiologue Benjamin Davido

La situation "reste tendue jusqu'à fin mars" en raison de la période hivernale et des nouveaux variants, explique le Dr Davido qui insiste sur la nécessité de porter désormais un masque chirurgical, plus filtrant.

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Radio France
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Plus filtrant, le masque chirurgical s'imposer pour contrer le variant anglais du Covid-19, selon le Dr Davido. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

"Le couvre-feu à 18h va permettre de gagner un peu de temps, sur un malentendu, cela pourrait marcher", explique Benjamin Davido vendredi 22 janvier sur franceinfo, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine. À condition de respecter les gestes barrières, et d'adopter le masque chirurgical plutôt qu'un masque en tissu pour contrer le variant anglais du Covid, plus infectant.

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franceinfo : Le Haut conseil de la santé publique ainsi qu'Olivier Véran recommandent aux Français "de ne plus utiliser le masque artisanal qu'on a fabriqué chez soi". Qu'en pensez-vous ?

Benjamin Davido : Il y a beaucoup de masques différents dans les masques artisanaux, entre les masques certifiés Afnor et ceux confectionnés par nos concitoyens. On a donc toute une disparité de pouvoir de filtration.

"Le variant [anglais] se propage mieux, une plus petite quantité de virus peut être infectante. Il faut qu'on soit capable de mettre à jour, d'upgrader notre exigence par rapport à la filtration de ces masques."

Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches

à franceinfo

De mon point de vue, il faut que tout le monde soit en mesure de porter un masque chirurgical en 2021.

La distanciation sociale doit passer à deux mètres, contre un mètre auparavant, préconise le Haut conseil de la santé publique. Deux mètres, est-ce suffisant ?

Ce sont des mesures complémentaires, la distance ne suffit pas à elle seule. La quantité de virus peut être réduite, même si la projection aérosol est une réalité parfois avec des particules jusqu'à 8 mètres. Il faut aérer les espaces - 10 minutes toutes les heures - pour diminuer le nombre de particules circulantes. Tout cela est bon pour éviter un reconfinement.

Un troisième reconfinement est-il inévitable ?

Le couvre-feu à 18 heures va permettre de gagner un peu de temps, sur un malentendu, cela pourrait marcher. La problématique, c'est la date butoir du printemps, cela nous pousse à fin mars où la situation reste tendue jusqu'à fin mars. L'existence de ces variants nous met dans une situation délicate dans la période hivernale.

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