Coronavirus : le gouvernement allemand condamne des comportements "inacceptables", après une manifestation anti-masque

Quelque 20 000 personnes ont manifesté à Berlin samedi contre les mesures destinées à lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Manifestation contre les mesures destinées à lutter contre l\'épidémie de Covid-19, à Berlin (Allemagne), le 1er août 2020. 
Manifestation contre les mesures destinées à lutter contre l'épidémie de Covid-19, à Berlin (Allemagne), le 1er août 2020.  (MARC VORWERK / SULUPRESS.DE / AFP)

Berlin hausse le ton. Le gouvernement allemand a condamné lundi 3 août des comportements "inacceptables" survenus lors d'une manifestation samedi, dans la capitale, contre les mesures contraignantes mises en place pour combattre l'épidémie de coronavirusEstimés à 20 000 par la police, les manifestants ne portaient pour la plupart pas de masque, selon un journaliste de l'AFP, et la distanciation physique de 1,50 m normalement obligatoire n'était pas respectée.

"Des manifestations pacifiques sont importantes" mais "les images que nous avons vues ce week-end sont inacceptables" et "le comportement de beaucoup de manifestants n'est absolument pas justifié", a estimé la porte-parole de la chancellerie, Ulrike Demmer, parlant de "violations massives" des règles d'hygiène, alors que la manifestation suscite un vif débat en Allemagne. 

Antivaccins, conspirationnistes, extrême droite…

Les participants à ce cortège hétéroclite, rassemblant "libres penseurs", militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d'extrême droite, étaient réunis pour une journée de mobilisation intitulée "La fin de la pandémie - Jour de la liberté". Après plusieurs semonces de la part des forces de l'ordre exigeant le respect des gestes barrières par les participants, ces dernières ont mis fin à la manifestation. La police a déposé plainte contre l'organisateur de l'événement en raison du "non-respect des règles d'hygiène".

Si l'Allemagne a jusqu'à présent été plutôt épargnée par la pandémie qui y a fait moins de 9 200 morts, les autorités s'alarment d'une lente reprise des infections ces derniers jours.