Mali : l'opposant Soumaïla Cissé, ex-otage, est mort du Covid-19

Figure de la vie politique dans son pays depuis le début des années 1990, il avait passé plus de six mois en captivité après avoir été kidnappé par des jihadistes en pleine campagne électorale.

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L'homme politique malien Soumaïla Cissé, le 10 septembre 2017, à Abidjan (Côte d'Ivoire). (ISSOUF SANOGO / AFP)

Il était le chef de file de l'opposition malienne. Soumaïla Cissé est décédé du Covid-19 en France, ont rapporté sa famille et son parti, vendredi 25 décembre. Celui que les Maliens surnommaient affectueusement "Soumi" venait de fêter ses 71 ans.

Né à Tombouctou, ingénieur-informaticien de formation, Soumaïla Cissé avait étudié au Sénégal et en France puis travaillé dans de grands groupes tels qu'IBM, Péchiney ou Thomson, avant de rentrer au Mali. Figure de la vie politique dans son pays depuis le début des années 1990, président de l'Union pour la République et la démocratie, Soumaïla Cissé avait été enlevé par des jihadistes le 25 mars 2020 dans la circonscription électorale de Niafunké (région de Tombouctou) alors qu'il était en campagne pour les législatives.

Après plus de six mois en captivité, il avait été libéré en octobre, notamment avec l'otage française Sophie Pétronin. 

Depuis 2002, Soumaïla Cissé avait à plusieurs reprise tenté d'accéder à la présidence malienne, arrivant deuxième de l'élection à trois reprises. Aux scrutins de 2013 et 2018, il s'était incliné face à Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août par des militaires.

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