Le traiteur Fauchon, plombé par la crise du coronavirus, demande à être placé en redressement judiciaire

Cette procédure concerne pour l'instant ses activités en propre, c'est-à-dire le siège social et les trois magasins parisiens situés place de la Madeleine. 

Un boutique Fauchon à Paris, le 27 octobre 2011. 
Un boutique Fauchon à Paris, le 27 octobre 2011.  (MIGUEL MEDINA / AFP)

Célèbre pour ses macarons, ses chocolats et son épicerie fine, symboles du raffinement gastronomique français, le traiteur Fauchon a demandé le placement en redressement judiciaire de ses activités parisiennes, mardi 23 juin, laminées par la crise sanitaire du coronavirus et les mouvements sociaux de 2018 et 2019.

Cette procédure concerne ses activités en propre, c'est-à-dire le siège social et les trois magasins parisiens situés place de la Madeleine, adresse parisienne emblématique de la marque depuis plus de 130 ans, regroupés au sein de la filiale Fauchon SAS. 

Ses deux boutiques situées aux numéros 24 et 30 de la place de la Madeleine – dont l'une est encore fermée –, le magasin de thés situé au sein de l'hôtel Fauchon ainsi que le siège emploient 130 personnes, a-t-elle indiqué.

Des "coûts d'exploitation" devenus "insoutenables" dans les magasins parisiens 

Le chiffre d'affaires de la maison mère, groupe Fauchon SA, a été "durement impacté" par plusieurs événements. D'abord, dès la fin 2018, par les manifestations des "gilets jaunes". Puis, en 2019, par celles contre la réforme des retraites. Enfin, en 2020, Fauchon a pâti des semaines de fermeture imposées par l'épidémie de Covid-19, alors que les "coûts d'exploitation" des magasins parisiens "sont devenus insoutenables", précise dans un communiqué la chaîne emblématique.

Sa direction a informé les représentants du personnel de ce projet d'ouverture d'une procédure collective ce mardi, lors d'une réunion du comité social et économique, précise le communiqué.

"Cette restructuration est une étape indispensable à la réorganisation de l'entreprise et au maintien de ses équilibres vitaux", estime la direction, jugeant cette solution "la plus adaptée pour faire face à la situation de déficit financier, notamment de ses magasins place de la Madeleine", selon la même source.