"Le Futuroscope ne doit pas s'endormir" : 300 millions d’euros pour rénover et agrandir le parc d'attraction

Le plus vieux parc d’attraction de France va se rénover et s'agrandir, avec un Futuroscope 2, un parc aquatique, une salle de spectacle et de nouvelles attractions.

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Radio France
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Le roller-coaster "Objectif mars", attraction du Futuroscope inaugurée en 2020, à la sortie du confinement. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

On peut parler d’investissements massifs : plus de 300 millions d’euros seront alloués à la rénovation et l’agrandissement du Futuroscope, le plus ancien des parcs d’attraction français, installé sur les communes de Chasseneuil-du-Poitou et Jaunay-Marigny, à dix kilomètres au nord de Poitiers, dans la Vienne. Avec pour objectif de faire venir des visiteurs de toute l’Europe.

Car au Futuroscope, on n’a pas peur de l’inconnu. "Vous allez très prochainement embarquer à bord... Je vous souhaite un extraordinaire voyage", sourit une voix féminine enregistrée, au départ d’une attraction. C’était sans compter le confinement à cause du coronavirus et la fermeture du parc, en mars, juste avant l’inauguration d’Objectif Mars, une attraction à 20 millions d’euros, puis la réouverture le 13 juin.

"Le bon moment pour être prêts pour des temps meilleurs"

C’est pourtant en plein confinement que la Caisse des dépôts a dit banco pour 300 millions d’euros d’investissements. "Le tourisme traverse une période difficile, explique le directeur général de la CDC. On a pensé que c'était un bon moment pour donner un signal de confiance et nous avons pris la décision de cet investissement pendant le confinement. Je suis tout à fait convaincu que ça va réussir."

Le plus vieux parc de France va changer de catégorie notamment avec un Futuroscope 2, avec un parc aquatique, l'Aquascope, une salle de spectacle de 6 000 place, des restaurants, un resort avec deux hôtels à thème, l'un en forme de station spatiale, l'autre aves des lodges façon Robin des Bois, pour transformer les simples visites en véritables séjours.

"On pourrait se demander si c'est le bon moment..., indique Dominique Marcel, PDG de la Compagnie des Alpes, qui détient près de la moitié du parc. Mais oui, c'est le bon moment, pour être prêt pour des temps meilleurs ! C'est un risque d'investir 300 millions : 100 millions sur le Futuroscope, 200 sur l'ensemble du parc."

C'est un risque que nous prenons parce que le Futuroscope ne doit pas s'endormir. Comme nous allons développer une offre plus riche, les gens viendront, et ils resteront plus longtemps.

Dominique Marcel

à franceinfo

Malgré les 2,5 millions de visiteurs attendus et un chiffre d'affaires censé bondir de 75%, l'esprit d'origine est toujours là, selon Jacques Grandon, l'un des initiateurs du Futuroscope en 1987. "Il y a une espèce d'enchantement sur ce lieu, qui était autrefois exécré des gens qui l'appelaient la plaine des quatre vents : il y faisait toujours mauvais, se souvient Jacques Grandon. Ce projet est gigantesque mais c'est repartir pour un nouvel horizon. Il n'y a pas le choix !" Et cette méthode-là, cela fait plus de trente ans qu'elle fonctionne à Chasseneuil-du-Poitou.

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