Le Conseil d’État saisi par plusieurs associations sur "le traitement des sans-abri" pendant l'épidémie de coronavirus

Une audience aura lieu le 30 mars pour examiner la requête en référé liberté. Les associations demandent des "mesures adéquates" en vue de protéger les sans-abri face à la propagation du coronavirus.

Un sans-abri, assis à un abri-bus, le 22 mars 2020 à Paris. Photo d\'illustration.
Un sans-abri, assis à un abri-bus, le 22 mars 2020 à Paris. Photo d'illustration. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le Conseil d’État a été saisi en référé liberté par plusieurs associations sur "le traitement des sans-abri sous Covid-19 afin de demander une protection renforcée et la réquisition des locaux habitables sans délai", selon un communiqué de Droit au Logement mercredi 25 mars.

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À la demande de la fédération DAL, de la Ligue des Droits de l’homme, l’association Élu/es Contre les Violences faites aux Femmes (ECVF), l’association KALI, le Conseil d’État vient de fixer une audience lundi 30 mars à 14h30, pour examiner la requête en référé liberté.

Dépistage systématique et hébergement d'urgence

Ces organisations demandent, "contre la carence de l’État", à prendre des "mesures adéquates" en vue de protéger "les libertés fondamentales des personnes sans hébergement ou hébergées dans des logements collectifs". En assurant notamment "une prise en charge de toutes les personnes sans hébergement", en procédant "à un dépistage systématique du public pris en charge" et en fournissant "un hébergement individuel d’urgence pour satisfaire les obligations de confinement".

Les associations réclament aussi que dans le cadre de la loi d’urgence sanitaire que l’État réquisitionne des "logements et locaux vacants habitables immédiatement" comme par exemple "les logements meublés touristiques loués à l’année via des plateformes de type Airbnb".