L'ex-ministre Agnès Buzyn rejoint l'Organisation mondiale de la santé

Agnès Buzyn va occuper le poste d'"envoyée du directeur général" pour les "affaires multilatérales". En France, cette nomination suscite des critiques d'une partie de l'opposition.

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Agnès Buzyn lors de son audition devant la commission d'enquête pour l'évaluation des politiques publiques, le 23 septembre 2020 à Paris. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Elle confirme. L'ancienne ministre française de la Santé Agnès Buzyn a annoncé, mardi 5 janvier, sa nomination à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève, où elle sera chargée du suivi des questions multilatérales. L'OMS a précisé à l'AFP qu'Agnès Buzyn serait basée à Genève et occuperait le poste d'"envoyée du directeur général" pour les "affaires multilatérales". Sa mission consistera à "mobiliser les dirigeants politiques" au "plus haut niveau", de "renforcer la participation" de l'organisation dans les instances internationales et "en interne" de "coordonner" la "diplomatie sanitaire" de l'OMS, confrontée actuellement à l'épidémie de Covid-19.

En France, cette nomination a été critiquée par plusieurs représentants politiques. Le député RN Sébastien Chenu a dénoncé un "recasage entre copains", et le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, un "copinage" de "l'entre-soi macroniste". Le député LFI Bastien Lachaud a, lui, fustigé l'ancienne ministre qui "déserte Paris" grâce à une "oligarchie""la nullité, la défaite, la lâcheté sont récompensées".

"Ma route s'éloigne de Paris"

Il s'agit d'une nouvelle étape dans la carrière de la médecin de 58 ans, spécialiste des leucémies et de la greffe de moelle. Entrée en politique et au gouvernement en mai 2017 après la victoire d'Emmnanuel Macron, elle a quitté son poste de ministre de la Santé en février 2020, au début de l'épidémie de coronavirus, pour remplacer en pleine campagne électorale pour les municipales Benjamin Griveaux, candidat de la majorité à la mairie de Paris et éclaboussé par un scandale sexuel.

A l'issue d'une campagne calamiteuse, Agnès Buzin est arrivée troisième au second tour et a dû se contenter d'un mandat de conseillère municipale dans le 17e arrondissement de Paris. Selon les informations d'Europe 1, qui publie un message de l'intéressée, Agnès Buzyn a annoncé sa démission de ce mandat dans la foulée de sa nomination à l'OMS. "Ma route s'éloigne de Paris pour quelque temps", confirme-t-elle.

En retrait depuis cet échec électoral, Agnès Buzyn, avait remis pendant plusieurs semaines sa blouse de médecin à l'hôpital Percy à Clamart (Hauts-de-Seine).

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