"Je vais stocker parce que ça me fait peur" : à Paris, les files d'attentes se multiplient devant les commerces "essentiels"

Dans le 14e arrondissement de la capitale, les Parisiens voulant se rendre dans les commerces, lundi 16 mars, ont dû faire faire la queue depuis le trottoir.

Article rédigé par
Léo Tescher - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une file d'attente pour pouvoir rentrer dans un supermarché du 14e arrondissement de Paris, le 16 mars 2020. (LEO TESCHER / RADIO FRANCE)

L'affluence est inhabituelle, lundi 16 mars, dans les commerces considérés désormais comme essentiels. La quasi-mise à l'arrêt de la France en raison de l'épidémie de coronavirus, avec la fermeture de tous les établissements scolaires depuis lundi matin, ainsi que celle des bars et des restaurants annoncée samedi par le Premier ministre, se traduit par de longues files d'attentes dans certains supermarchés.

Une scène impressionnante qui se reproduit à différents endroits du quartier Alésia dans le 14e arrondissement de Paris. Des dizaines de personnes sont sur le trottoir, espacées d'au moins un mètre. "On évite la contamination et les contacts avec les gens", indique une Parisienne. "On fait les courses le lundi en général, explique un autre client, mais quand on voit les queues… c’est pire qu’en temps de guerre."

Devant une pharmacie du 14e arrondissement de Paris, le 16 mars 2020. (LEO TESCHER / RADIO FRANCE)

Un par un pour entrer dans les magasins

"À mon avis, on en a pour un certain temps", pense une cliente qui préfère se "diriger vers un autre magasin". Sauf que la situation est identique dans trois supermarchés du quartier. Une précaution, selon un responsable d'une enseigne à bas prix : "On fait rentrer les gens un par un pour éviter plus de 100 personnes dans le magasin."

C’est vraiment pour protéger les clients, et les salariés aussi parce que l’on est vraiment en contact avec eux.

un Parisien

à franceinfo

Les caissiers sont venus avec des gants et leurs propres masques. Pareil dans des pharmacies, des boulangeries et même des bureaux de tabac. Des mesures de précaution qui peuvent aussi inquiéter. "Je fais mes courses normalement chaque jour, j’ai une maman de 90 ans, donc je vais stocker parce que ça me fait peur maintenant", s’alarme un Parisien qui indique qu’il va stocker "de l’huile, du sucre, des pâtes".

Une file d'attente pour pouvoir rentrer dans un supermarché du 14e arrondissement de Paris, le 16 mars 2020. (LEO TESCHER / RADIO FRANCE)

"J’ai entendu à la télévision que c’était très grave, que les gens ne pouvaient même plus sortir dans la rue", poursuit l’homme inquiet. En ce lundi matin en tout cas, aucune mesure de confinement obligatoire n’a été prise. Les Français sont invités à rester chez eux autant que possible.

À Paris, les files d'attentes se multiplient devant les commerces "essentiels" - Le reportage de Léo Tescher
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