"J’ai travaillé dur, j’ai souffert et dépensé toute mon énergie" : le réputé très difficile Gaokao, le bac chinois, débute mardi

Le Gaokao avait été reporté en raison de l'épidémie de coronavirus. L'examen est très important en Chine car il peut réellement changer l'avenir d'un jeune.

Article rédigé par
Dominique André, édité par Thomas Destelle - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Des lycéens chinois révisent pour le Gaokao, l'examen d'entrée à l'université, le 1er juin 2019 à Fuyang (photo d'illustration). (CHINAFOTOPRESS / MAXPPP)

À l'heure où les bacheliers français vont connaître leur résultat au bac, c'est une semaine de stress qui débute pour 11 millions de lycéens qui vont passer le Gaokao mardi 7 et mercredi 8 juillet en Chine. Les épreuves de l'équivalent chinois du baccalauréat avaient été reportées pour cause d’épidémie de coronavirus et sont organisées dans tout le pays avec les mesures barrières associées à la crise sanitaire. Ainsi à Pékin, les surveillants des épreuves ont été dépistés et les candidats doivent avoir moins de 37,3° Celsius de température pour être autorisés à passer l’examen, ce qui rajoute à leur anxiété. Car les jeunes Chinois jouent pour beaucoup leur destin dans cette épreuve. 

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Le Gaokao est en effet plus qu’un simple examen, il est un ascenseur social pour les enfants des 600 millions de Chinois qui vivent dans les campagnes. Zhang Yancai est aujourd’hui ingénieur en aéronautique. À 12 ans, il allait à l’école pieds nus dans le Fujian, au sud-est de la Chine. "Chaque jour, je me levais à 6h30 et je travaillais jusqu’à minuit, se souvient-il. J’ai travaillé dur, j’ai souffert et dépensé toute mon énergie."

J’étais très nerveux. Je me suis mis trop de pression pour obtenir un bon résultat. L’ambiance à l’examen, nous a stressés encore plus.

Zhang Yancai, ingénieur en aéronautique

à franceinfo

"Lorsque j’ai été admis à l’université, mes parents ont invité tout le village à manger, raconte Zhang Yancai. C’était une grande fête, les cadres du village ont présenté leurs félicitations et m’ont offert de l’argent. À ce jour, dans le village, on est que trois à avoir fait des études." 

Un scandale de fraudes révélé

Le Gaokao aurait pu changer aussi le destin de madame Guo. Mais la jeune femme a été victime d’une fraude. Ses résultats ont été attribués à la fille d’un professeur. Elle n’a pas pu entrer à l’université. C’était il y a 20 ans mais le scandale vient d’être révélé par une télévision locale. Une enquête a été ouverte et Guan Yanping, responsable de la commission éducative, a tenu une conférence de presse : "La plupart des cas ont été signalés avant 2006. on manquait d’outil informatique. La publication des résultats n’était pas transparente, il y avait des problèmes d’identification. Les fraudeurs ont été admis à l’université en violant la règlementation. Il faut lutter contre les imposteurs."

L’histoire a fait plus d’un milliard de vues sur Weibo, le twitter chinois. Le gouvernement central veut rassurer l’opinion publique qui s’est émue de cette injustice.

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