"Grève sanitaire" des enseignants : "On a du mal avec ce mouvement", critique une fédération de parents d'élèves

Le porte-parole de la Peep appelle à "un dialogue au sein de chaque établissement". L'enseignement à distance va faire une génération sacrifiée, selon lui.

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Radio France
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Des enseignants en grève pour le respect du protocole sanitaire, le 3 novembre 2020 au lycée Baudelaire de Roubaix (Nord). (SOPHIE MORLANS / RADIOFRANCE)

Hubert Salaün, porte-parole de la Peep, Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, a admis mardi 10 novembre sur franceinfo avoir "du mal" avec l'appel à la grève lancé par les syndicats d'enseignants pour dénoncer l'impossibilité d'appliquer le protocole sanitaire renforcé dans les écoles, collèges et lycées. Même s'il dit comprendre "que les enseignants soient inquiets".

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"Les conditions n'ont pas toujours été idéales dans tous les établissements, mais on a du mal avec ce mouvement parce qu'on voit quand même qu'il y a un nouveau protocole qui est mis en place. Maintenant, il doit y avoir un dialogue au sein de chaque établissement pour voir si c'est utile ou pas utile", a-t-il expliqué.

Hubert Salaün ne croit pas l'efficacité des cours à distance.

La réussite des élèves et l'école, c'est un enseignant devant des élèves, ce n'est pas un enseignant à quelques kilomètres des élèves avec un cours en vidéo. 

Hubert Salaün, porte-parole de la Peep

à franceinfo

"Si on veut que les enfants puissent travailler, progresser, il faut vraiment qu'il y ait une présence au niveau des établissements", estime-t-il.

Certains enseignants réclament la mise en place de classe alternée. Le porte-parole de la Peep s'inquiète de l'effet du Covid-19 sur une génération d'enfant. "Entre ceux qui ont décroché, ceux qui ont du mal à suivre. L'alternance, cela veut dire des enfants qui progressent à 50, 60, 70%. Alors peut-être que les meilleurs, ils vont s'en sortir. Mais il y a des enfants qu'on va perdre", assure-t-il.

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