Forains : les grands oubliés du déconfinement

Des forains ont été reçus à Matignon (Paris), vendredi 5 juin. Ils disent être les grands oubliés du déconfinement. Les manèges peuvent rouvrir depuis le 2 juin, mais les mairies et préfectures se montrent encore réticentes. Quelque 200 000 emplois et 35 000 familles sont concernés.

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Ils commencent à trouver le temps long, trop long. Plus d’effervescence, de musique entêtante, d’odeur de barbe à papa ou de sourires d’enfants depuis maintenant trois mois. Malgré le déconfinement, les fêtes foraines sont annulées les unes après les autres. Un stand de tir a vu près d’une dizaine de ses dates supprimées. Les forains s’impatientent. Sur ces terrains mitoyens en bordure de Cahors (Lot), dix familles de forains, autant d’entreprises en difficultés, s’inquiètent pour leur avenir.

Mettre la pression sur les autorités locales

Ne pas pouvoir travailler contrairement à la plupart des autres professions : c’est ce paradoxe que les forains refusent d’accepter. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’un de leurs porte-parole, Eugène Coignoux, appelle à manifester. L’objectif est de mettre la pression sur les autorités locales. Officiellement, les fêtes foraines sont bien autorisées par le gouvernement depuis le 2 juin, mais la plupart des maires et des préfets préfèrent ne pas prendre de risque, les annulant par précaution. Les représentants des forains sont reçus vendredi 5 juin à Matignon (Paris) pour demander à nouveau de pouvoir rallumer leur lumière et recommencer à faire tourner les têtes des petits et des grands sur tout le territoire français.

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Un manège à la fête des Loges, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), le 5 août 2007.
Un manège à la fête des Loges, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), le 5 août 2007. (MIGUEL MEDINA / AFP)