Fin des championnats de foot : "Il y a des règles, ces règles doivent être appliquées" affirme le président de l'Union des clubs professionnels de football

Claude Michy, le président de l'Union des clubs professionnels de football (UCPF), explique que c'est "le virus qui décide" et appelle le football français à respecter la décision du gouvernement de mettre un terme à la saison de football. 

Gradins vides du Stade de France, le 30 avril 2020.
Gradins vides du Stade de France, le 30 avril 2020. (FRANCK FIFE / AFP)

"Il y a des règles, ces règles doivent être appliquées", a affirmé jeudi 30 avril sur franceinfo Claude Michy, le président de l'Union des clubs professionnels de football (UCPF), après la décision de la Ligue professionnel de football de mettre un terme à la saison 2019-2020 de la Ligue 1 et de la Ligue 2.

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Plusieurs président de Ligue 1 s'estiment lésés, comme les président de Lyon, Toulouse ou encore Amiens. "On est dans un domaine passionnel et irrationnel", estime Claude Michy, "où chacun a son intérêt et où la notion du vivre ensemble est des fois un peu plus compliquée". Il rappelle que le gouvernement a édicté "des règles" qu'il faut suivre. "Le gouvernement a dit on ne pouvait plus faire le championnat, qu'il fallait s'arrêter. Est ce qu'on pourra reprendre au mois d'août ? Peut-être à huis clos ? Ce n'est pas certain. Est ce qu'on ne pourra reprendre qu'en septembre ? Personne ne sait. C'est quand même le virus qui décide."

Claude Michy appelle au "respect" et à la "décence"

Claude Michy pointe la situation sanitaire "improbable, très grave, avec des milliers de morts, des gens hospitalisés, des décès, des familles qui sont dans la douleur". Pour le patron de l'UCPF, le football n'est "qu'un jeu, même s'il est économique. Aujourd'hui, il faut penser à ces gens-là. Et le football vivra comme il doit vivre et prendra le temps. Il est comme toutes les filières de toutes les entreprises en difficultés". Il reconnaît qu'il y a "des mécontents, des gens qui se sentent floués" par la décision de la Ligue. "Mais la situation est tellement délicate que je pense qu'il faut un minimum de respect et de décence vis à vis de ce qui se passe dans le monde", ajoute Claude Michy.