Fermeture des lieux culturels validée par le Conseil d'Etat : Jean-Michel Ribes ne croit pas à une réouverture le 7 janvier car "on a contre nous l'augmentation de l'épidémie"

Le Conseil d'Etat a validé la fermeture des lieux culturels jusqu'au 7 janvier, date de leur réouverture si le contexte sanitaire le permet. Le directeur du théâtre du Rond-Point n'est pas étonné car il ne "prévoyait" une réouverture mais "a trouvé que les magistrats avaient une vraie écoute".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Jean-Michel Ribes, dramaturge et directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris, à la 5e Fête du Livre à Talloires en mai 2015. (NORBERT FALCO / LE DAUPHINE / MAXPPP)

Alors que le Conseil d'Etat a validé mercredi 23 décembre la fermeture des lieux culturels au vu du "contexte sanitaire" lié au Covid-19, Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond-Point, a déclaré, sur franceinfo, qu'il ne croit pas à une réouverture le 7 janvier : "Non je n'y crois pas, car on a contre nous l'augmentation de l'épidémie. Il n'est pas question qu'on envoie des gens dans les hôpitaux à cause de nous. Si jamais l'épidémie baissait il y aurait une revoyure en notre faveur", espère-t-il.

Nous ne sommes pas le centre du monde mais ça en fait partie. Nous sommes en quelque sorte des réanimateurs. On donne du rêve aux gens

Jean-Michel Ribes

franceinfo

La décision de valider la fermeture des lieux culturels dont les théâtres, "je la prévoyais", cependant "j'ai trouvé qu'on avait une vraie écoute, que les magistrats avaient une vraie écoute. On a bien vu que nous étions des gens respectueux du sanitaire", a jugé Jean-Michel Ribes. Mais, dans l'ensemble, "on a un sentiment de déconsidération à force de dire que la culture, ce n'est pas important, que c'est un peu la danseuse de la République et qu'on va lui couper le jupon". Selon lui, "on oublie ainsi qu'il y a énormément de gens qui travaillent dans la culture, qui rapporte énormément d'argent à l'Etat."

Le Conseil d'Etat donne toutefois un espoir aux lieux culturels car il a estimé que si la situation sanitaire s'améliorait, le maintien de la fermeture générale, attentatoire aux libertés, ne pourra pas être justifiée par la seule persistance d'un risque de contamination de spectateurs par le virus SARS-CoV-2.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.