Epidémie de pneumonie en Chine : un deuxième patient est mort

L'épidémie alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras, hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002 et 2003.

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Le marché aux poissons de Wuhan (Chine), le 11 janvier 2020. (NOEL CELIS / AFP)

La mystérieuse pneumonie apparue en Chine suscite des inquiétudes croissantes. Une deuxième personne est morte de cette maladie, vendredi 17 janvier, a fait savoir la Commission municipale de l'hygiène et de la santé de Wuhan, dans le centre de la Chine. Il s'agit d'un Chinois de 69 ans. Un Chinois de 61 ans était déjà décédé la semaine dernière.

Selon le dernier bilan, au moins 41 malades au total ont été recensés à Wuhan. Parmi eux, 12 ont pu sortir de l'hôpital et cinq sont toujours dans un état grave. L'enquête des autorités chinoises a permis de déterminer que plusieurs patients travaillaient sur un marché de la ville spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons. Les autorités sanitaires locales se sont voulues rassurantes cette semaine. Selon elles, le risque d'une transmission du virus entre humains, s'il n'est "pas exclu", est jugé "faible".

La Thaïlande annonce un deuxième cas

D'autres cas de cette pneumonie ont été détectés à l'étranger : deux en Thaïlande et un au Japon. Les autorités de ces deux pays affirment que les patients s'étaient rendus à Wuhan avant leur hospitalisation. Le ministère thaïlandais de la Santé a rapporté le deuxième cas vendredi. Il s'agit d'une voyageuse chinoise de 74 ans, hospitalisée après son arrivée le 13 janvier à l'aéroport de Bangkok.

L'épidémie alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme (comme un rhume) mais aussi d'autres plus graves comme le Sras. Les autorités chinoises ont toutefois écarté une réapparition de ce dernier virus.

La Chine n'a pas annoncé de restrictions aux déplacements dans le pays. Mais les autorités de Hong Kong ont renforcé leurs mesures de détection aux frontières du territoire autonome, notamment avec des détecteurs de température corporelle. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué jeudi qu'il restait "encore beaucoup à découvrir sur le nouveau coronavirus".

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