EN IMAGES. Coronavirus : 14 photos de foule qui vont vous aider à mieux vivre votre confinement

Comment garder le moral alors que tous les Français doivent, depuis le 17 mars, n'effectuer que les déplacements essentiels ? Comment aller de l'avant quand les interactions sociales ont été réduites ? Franceinfo s'est demandé si, pour relativiser, cela ne valait pas le coup de se rappeler que la foule pouvait aussi nous exaspérer.

Avant d'être privés de sorties non essentielles et d'activités de groupe, nous autres Français reprenions souvent à notre compte la maxime d'un de nos grands philosophes, Jean-Paul Sartre : "L'enfer, c'est les autres." Et alors que nous sommes confinés depuis mardi 17 mars, voilà que ces autres nous manquent éperdument. En renonçant à notre vie sociale, nous permettons au pays tout entier de tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus, mais beaucoup d'entre nous souffrent de cette situation anxiogène et – souvent – délicate. D'autant plus que le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, vendredi 27 mars, le prolongement du confinement jusqu'au 15 avril. 

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Et si, pour mieux traverser cette épreuve, nous essayions d'arrêter de penser à ces belles interactions (provisoirement) perdues ? Et si nous concentrions tous notre attention pendant quelques minutes sur ces interactions involontaires et oppressantes qui faisaient, elles aussi, partie de notre ancien quotidien ? Franceinfo tente de relativiser la galère et la souffrance du confinement, en plongeant dans cet enfer autrefois baptisé "les gens"

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Souvenez-vous : les embouteillages ! Cette photo prise le 31 mai 2019 dans la banlieue de Pékin (Chine) montre une situation classique à l'heure de pointe, alors que les travailleurs font le trajet domicile-boulot.  DINGJUNHAO / IMAGINECHINA / IMAGINECHINA VIA AFP
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Et dans le métro ? C'était mieux peut-être, dans le métro ? Les Franciliens se souviennent encore avec effroi de ces images d'un tunnel de la station Châtelet, à Paris, le 16 décembre 2019, au début de la longue grève dans les transports en commun.   MARTIN BUREAU / AFP
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A l'époque, nul espoir de voir de la lumière au bout du tunnel. La foule devenait même un brin plus oppressante au fur et à mesure que vous vous approchiez du quai, comme ici, à la gare Saint-Lazare, à Paris, le 7 janvier 2020.  BERTRAND GUAY / AFP
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Même à la surface, il y avait du monde partout et tout le temps. Vous vous souvenez quand, du jour au lendemain, les urbains de toute la France (ou presque) ont sorti leur vélo du garage, comme ici à Paris , le 17 décembre 2019 ? A la clé, des embouteillages et des accidents sur les pistes cyclables... MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP
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Sans oublier les usagers des trottinettes ! Rappelez-vous de cette sensation désagréable, quand un bolide vous doublait alors que vous marchiez tranquillement sur un trottoir. Imaginez le sursaut à venir pour ces piétons, photographiés dans le centre-ville de Lyon, le 28 septembre 2019.  KONRAD K./SIPA
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Si vous travailliez dans une grande ville, vous pouvez aussi vous souvenir de cette galère consistant à faire la queue pendant 25 minutes pour un vulgaire sandwich. Comme ces gens, attendant pour entrer dans un restaurant de Hong Kong, le 16 août 2019. GREGOR FISCHER / DPA / AFP
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Heureusement, les vacances donnaient l'occasion de respirer un peu. OU PAS. Qui peut vraiment se détendre au milieu de la foule, sur cette plage de Zinnowitz, une station balnéaire allemande, le 24 juillet 2019 ?  STEFAN SAUER / DPA-ZENTRALBILD / AFP
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Et à la piscine ? Pas mieux. Demandez à ces baigneurs de Chongqing, en Chine, s'ils ont pu faire des longueurs tranquillement, le 29 juillet 2019.  STRINGER / IMAGINECHINA / AFP
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Même sur le toit du monde, on n'était jamais tranquille, à en croire cette photo prise par un alpiniste à l'approche du sommet du Mont Everest, au Népal, le 22 mai 2019.  NIRMAL PURJA/AP/SIPA / AP
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Même chose au musée du Louvre, à Paris, où personne (ou presque) n'a jamais pu se retrouver en tête à tête avec la Joconde. Et au lieu d'admirer le sourire de Mona Lisa, à quoi aviez-vous droit ? Au crâne pré-dégarni d'un touriste, appareil photo à la main, comme ici le 9 décembre 2018.  GARDEL BERTRAND / HEMIS.FR / HEMIS.FR / AFP
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Certes, qui dit "gens" dit chaleur humaine. Mais sur la place du Trocadéro, à Paris le 25 juillet 2019, alors que la température dépassait les 42 °C, ne faites pas semblant d'avoir apprécié la foule.  SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP
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Quant à ceux qui voulaient se rafraîchir au bar, repensez donc à votre attente interminable pour être servi, comme ces participants à l'Oktoberfest, la fête de la bière, à Munich, en Allemagne, le 16 septembre 2019 (et on ne vous parle pas de la queue pour aller aux toilettes !) MICHAEL DALDER / REUTERS
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Même en vacances, vous croisiez souvent trop de gens. Ne vous sentez-vous pas plus à l'aise (même très provisoirement) dans votre appartement que dans cette rue archi-bondée de Venise, en Italie, le 8 juin 2019 ?  MIGUEL MEDINA / AFP
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Mais n'oublions pas que la foule, c'est aussi la fête. Et s'il est pour l'instant interdit de se postillonner dessus, sous peine de propager le coronavirus, un jour viendra où il sera à nouveau possible de se rassembler pour se souffler des paillettes, comme ici, le 25 février 2020 lors du carnaval de Sao Paulo, au Brésil.  FERNANDO BIZERRA/EFE/SIPA / EFE / SIPA