Écoles : une reprise des cours qui divise

La réouverture prévue des écoles à partir du 11 mai fait débat. Les enseignants expriment leurs doutes et certains parents hésitent à renvoyer leurs enfants en classe.

France 2

Lundi 11 mai, les portes d'une école primaire située près de Toulouse (Haute-Garonne) resteront fermées. Pour le maire de Ciadoux, il est impossible d'assurer la sécurité des 46 élèves de l'établissement. "Au vu de la configuration de la salle, nous ne pouvons pas respecter la distanciation entre les élèves. Avec tout le matériel utilisé par les enfants, nous n'avons pas les moyens d'assurer la désinfection", explique mardi 5 mai Thierry Toubert.

Des enseignants sceptiques

Les locaux sont inadaptés et le personnel municipal est trop peu nombreux. Le coût de la désinfection est trop lourd à porter pour un bon nombre de petites communes. Chez les enseignants, l'inquiétude monte à l'approche du 11 mai. "On rentre, mais, pédagogiquement, que va-t-on faire ?", se demande Estelle Lauverjat-Crepin, enseignante et co-secrétaire SNUIPP-FSU 18. La rentrée des classes est-elle un nouveau moment délicat à gérer pour l'exécutif ? "Oui, c'est un moment à haut risque et on peut noter qu'Emmanuel Macron prend beaucoup la parole ces temps-ci au lieu de laisser son Premier ministre en première ligne", constate l'éditorialiste de France Télévisions Nathalie Saint-Cricq mardi midi.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une femme de ménage nettoie le sol d\'une salle de classe du collège Notre-Dame Jean-Paul II de Ploemeur (Morbihan), qui continue d\'accueillir les élèves dont les parents sont indispensables à la gestion de l\'épidémie, le 16 mars 2020.
Une femme de ménage nettoie le sol d'une salle de classe du collège Notre-Dame Jean-Paul II de Ploemeur (Morbihan), qui continue d'accueillir les élèves dont les parents sont indispensables à la gestion de l'épidémie, le 16 mars 2020. (MANON CAVERIBERE / HANS LUCAS / AFP)