Manifestations des soignants : 18 000 personnes ont défilé à Paris selon la police, 250 rassemblements ont eu lieu en France, d'après la CGT

Des échauffourées ont éclaté en fin de parcours mardi, au moment où le cortège rejoignait l'esplanade des Invalides.

Des infirmières manifestent à Toulouse (Haute-Garonne) comme d\'autres soignants un peu partout en France, le 16 juin 2020. 
Des infirmières manifestent à Toulouse (Haute-Garonne) comme d'autres soignants un peu partout en France, le 16 juin 2020.  (SEBASTIEN LAPEYRERE / HANS LUCAS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

"Fini les applaudissements, place aux rassemblements" : après trois mois de crise sanitaire, médecins, aides-soignants, infirmiers et personnels de santé ont battu le pavé, mardi 16 juin, un peu partout en France, pour rappeler le gouvernement à ses promesses sur l'hôpital, en plein Ségur de la santé. 

A Paris, les manifestants sont arrivés aux Invalides dans l'après-midi, après que des black blocs ont dégradé plusieurs véhicules. La préfecture de police faisait état, à 18h30, de 32 interpellations. Au total, le cortège a rassemblé 18 000 personnes, selon la police. 

Plusieurs milliers de manifestants à Toulouse, Nantes, Strasbourg... Les premières manifestations autorisées dans le pays depuis l'entrée en vigueur du confinement il y a trois mois ont rassemblé, selon la police, 7 500 personnes à Toulouse, 6 000 à Lyon, 5 500 à Nantes, au moins 4 000 à Bordeaux ou Strasbourg, 3 800 à Grenoble, 3 500 à Marseille... 

Plus de 200 rassemblements. De Paris à Montpellier en passant par Metz, Dunkerque et Bobigny, au total, plus de 220 rassemblements ont eu lieu dans le cadre de cette journée d'action nationale, organisée à l'appel d'une dizaine de syndicats et collectifs de soignants (CGT, FO, Unsa, Sud, Collectif Inter-Hôpitaux...). La plupart de ces manifestations se tenaient devant des hôpitaux et des établissements médicaux-sociaux, où la CFDT elle aussi a déposé un préavis de grève. Des aides à domicile et associations de retraités se sont également jointes aux mouvements.

Vers une revalorisation des salaires ? Les soignants, en première ligne face au Covid-19, réclament un "plan de recrutement" et une "revalorisation générale des salaires", de l'ordre de 300 à 400 euros, selon les syndicats. Ils souhaitent aussi "l'arrêt de toutes les fermetures d'établissements, de services et de lits"Concernant les hausses de salaire promises dans le cadre du Ségur de la santé, "le rendez-vous est fixé" avec les soignants, a assuré lundi Olivier Véran. "D'ici à début juillet ils auront toutes les réponses aux questions qu'ils posent et aux revendications qu'ils portent légitimement."

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SANTE

06h35 : Faisons maintenant un premier rappel des principaux titres :

• Une deuxième vague épidémique en Chine ? Les deux aéroports de Pékin ont annulé plus d'un millier de vols après un rebond des cas de Covid-19 dans la capitale chinoise. Pékin demande à ses 21 millions d'habitants d'éviter les voyages "non essentiels" en dehors de la ville, et a également ordonné une nouvelle fermeture des écoles.

• L'Assemblée nationale examine aujourd'hui un projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet, avec une période transitoire jusqu'à l'automne.

• Hier, au total, 250 manifestations ont été organisées en France pour défendre l'hôpital public.

• Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, a défendu son bilan devant la commission d'enquête parlementaire : "nous avons toujours suivi les recommandations internationales.".

00h11 : On fait un dernier point sur l'actualité avant d'aller au dodo.

• 18 000 personnes à Paris, 7 500 personnes à Toulouse, 6 000 à Lyon, 5 500 à Nantes... Au total, 250 cortèges ont été organisés en France pour défendre l'hôpital public.

Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, a défendu son bilan devant la commission d'enquête parlementaire : "nous avons toujours suivi les recommandations internationales.".

On compte 29 547 morts en France depuis le début de l’épidémie, soit 111 de plus qu'hier, indique la DGS.

Roger Borniche, policier tombeur de Pierrot le Fou et Jo Attia, puis romancier à succès, incarné par Alain Delon dans Flic Story, est mort à l'âge de 101 ans.

23h58 : Selon une source policière, citée par l'AFP, l'infirmière a été "interpellée pour outrage et jet de projectiles sur les forces de l'ordre". Toujours selon cette source, "un policier atteint par un de ces projectiles déposera plainte" demain.

23h52 : Un rassemblement réclamant la libération de l'infirmière placée en garde à vue après une interpellation musclée s'est tenue devant le commissariat de la rue Fabert, dans le 7e arrondissement de Paris, en présence de députés Insoumis comme Eric Coquerel, Mathilde Panot et Danièle Obono. Jean-Luc Mélenchon, leur chef de file, a tweeté un mot de soutien.

23h31 : La revalorisation des salaires des personnels de l’hôpital doit rendre ces métiers plus attractifs et éviter la pénurie de personnels. Par exemple, dans les hôpitaux parisiens, il manque 120 manipulateurs radio, souligne France 2.

(FRANCE 2)

22h55 : "Le sentiment que j'ai c'est qu'on a c'est qu'on a été bien utiles quand il y a eu besoin de nous (...) mais la crainte que j'ai, c'est qu'on soit oubliés."

France 3 a recueilli le témoignage de cette urgentiste de l'hôpital de Sarreguemines qui attend un geste fort du gouvernement après l'épidémie de coronavirus : "Personne ne s'est caché chez soi. On est tous venus travailler, on est des êtres humains, on avait peur pour nous et pour notre famille. On a laissé des collègues qui sont décédés ou qui sont encore en rééducation. On ne peut pas banaliser cet évènement."




(FRANCE 3)

21h47 : "Ce ne sont absolument pas les soignants qui ont causé ces dégradations et provocations contre la force publique."

La manifestation était "pacifique" et "se passait très bien", précise l'urgentiste sur franceinfo. "Les forces de l'ordre, au départ à Ségur, n'étaient même pas avec tout leur équipement de sécurité. C'était très bon enfant." Son récit est à retrouver ici.

21h43 : @fifine75 et @Soignant du peuple Tout ce que je peux vous dire, c'est que cette infirmière a été interpellée de façon assez musclée. On ne dispose que la version de sa fille, pas celle de la police. Et si j'ai vu les images dont vous parlez, je suis pas certain à 100% qu'il s'agisse de la même personne. Dès demain, nous allons essayer de tirer ça au clair, en attendant, restons prudents sur l'interprétation des images.

21h40 : Pardon de me mêler ... il me semble reconnaître cette infirmière lançant un projectile sur les FDO . Vue sur BFM .

21h40 : Hier applaudie le soir à 20h00, aujourd’hui traînée par les cheveux parce qu’elle manifeste sa colère...Vive le métier d’infirmière !...Mais on va nous dire que ces images sont détournées de leur contexte et que si cette infirmière se retrouve dans cette situation, c’est que bien sûr, elle l’a bien cherché ! Donc pas de problème de violence policière...

21h34 : @linfirmierepropofol Merci du rappel !

21h32 : Hello Pierre! Hier on se battait dans les réanimations covid pour la population, aujourd'hui on était dehors pour garantir sécurité et qualité de soin à la population (et un peu pour nos salaires et revalorisation des diplômes quand même). Ce que nous faisons au quotidien, c'est pour la population. Rarement pour nous. Alors du coup si la population pouvait nous donner un petit coup de pouce en continuant à pratiquer les gestes barrière ça serait cool! + 344 cas aujourd'hui c'est un peu trop !Belle soirée à toi Pierre!

21h05 : Une programmatrice de France 24 affirme qu'il s'agit de sa mère, et explique sur Twitter "qu'on ne sait pas ce qu'il s'est passé avant ces vidéos, mais ayez confiance, si elle n'a rien fait on la relâche". Selon elle, cette infirmière est encore en garde à vue.

Je ne dispose pas de la version de la police à ce stade.

20h43 : Bonsoir Franceinfo, sait-on à l'heure actuelle ce qu'avait fait cette femme en blouse blanche pour être traitée de la sorte ? Les manifs étaient autorisées, non ?

20h39 : Au dernier pointage, la préfecture de police de Paris annonçait 32 interpellations en marge de la manifestation pour l'hôpital public. On compte aussi 19 policiers, pompiers ou gendarmes blessés.

20h35 : Interrogé sur France 3 Normandie, le Premier ministre Edouard Philippe affirme entendre "parfaitement" les revendications des soignants mobilisés. Il a de nouveau promis "une réponse très massive et très significative".

20h30 : 18 000 personnes ont manifesté à Paris pour réclamer une revalorisation de l'hôpital public, selon la préfecture de police. On comptait aussi 7 500 personnes à Toulouse, 6 000 à Lyon, 5 500 à Nantes, au moins 4 000 à Bordeaux ou Strasbourg, 3 800 à Grenoble, 3 500 à Marseille...

18h58 : Une journaliste a été blessée aux jambes par une grenade de désencerclement, selon le média Line Press, spécialisé dans la couverture des mouvements sociaux. Elle couvrait le cortège parisien des personnels de l'hôpital public.

18h39 : Pourquoi ne peut-on plus manifester sans violence en France ? Quand j'étais enfant dans le début des années 2000, mes parents m'emmenaient aux manifs... Aujourd'hui un enfant dans une manif ça me semble inconscient !

18h31 : Dans les commentaires, @Manifestant Soutien déplore que la plupart des manifestations, surtout à Paris, se terminent dans les gaz lacrymos et les jets de pavé. Je tiens à rappeler que plusieurs cortèges récents se sont terminés sans incidents (la manif en soutien à l'usine Renault de Maubeuge, ou plusieurs des cortèges contre les violences policières, comme celui du Champ-de-Mars il y a dix jours).

18h27 : @soignant Je vous invite à regarder le live en cliquant sur le hashtag #SANTE, vous m'expliquerez où on a occulté les incidents. Le principe de ce live, c'est aussi de creuser un minimum, et pas de lire les trois derniers messages et s'indigner.

18h37 : Sympa le dernier commentaire "globalement il ne s'est rien passé à la manifestation à Paris"... Oui c'est sûr, allez dire ça au propriétaire de la voiture que l'on voit sur les photos dans ce live ou à la facture pour dégradation de bien public de l'Etat. Ce n'est pas remettre en cause notre mobilisation pour l'hôpital public que d'admettre qu'il y a eu des heurts en marge de la manifestation en raison de groupuscules qui sont venus chercher l'affrontement avec la police, d'où en effet les gaz lacrymogènes.

18h36 : A Paris la manif se déroulait sans accros, jusqu'à ce qu'on remarque avec mes collègues des individus louches ne ressemblant pas à des soignants. Ensuite il y a eu des accrochages entre quelques personnes et la police, caillassage notamment, ce qui explique sûrement l'arrosage par des lacrymos par les forces de l'ordre

18h24 : De nouveaux témoignages de participants à la manifestation parisienne.

18h35 : Exemple de mobilisation réussie, la manifestation de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui a attiré du monde.

18h15 : @Un infirmier réquisitionné Je ne dispose pas encore de chiffres, mais je vous les communique dès que je les ai (pour la mobilisation, en début de soirée, pour les infirmiers réquisitionnés, je ne suis pas sûr de l'avoir ce soir). Encore une fois, on a parlé des revendications et des incidents, l'un n'empêche pas l'autre.

18h32 : Bonjour FI. Serait-il possible d'avoir un chiffre sur le nombre de participants des mobilisations soignantes au lieu de se focaliser sur les incidents en marge ? De plus il serait intéressant de savoir le nombre de grévistes réquisitionnés dans les hôpitaux !

18h31 : A Paris, il ne s'est rien passé globalement. Juste à l'arrivée du cortège, des individus ont mis le feu à quelque chose mais difficile d'en dire plus. Puis sans explications les forces de l'ordre nous ont bombardés de gaz lacrymogènes alors que tout était assez calme !!!

18h10 : Plusieurs participants à la manifestation parisienne (qui tourne vinaigre, enfin lacrymogène, sur l'esplanade des Invalides) témoignent dans les commentaires.

18h23 : Bonjour, manif des soignants à Lyon, très bonne ambiance, les psychologues hospitaliers se sont mobilisés, Bac + 5 sous-payés, malmenés, oubliés des discussions du Ségur de la santé.

18h05 : Dans les commentaires, nous rappelle que la plupart des manifestations se sont passées dans le calme, et qu'il ne faut pas s'arrêter qu'aux incidents à Paris.

18h21 : Tic tac : il est 18 heures, c'est le moment de faire un point sur l'actualité de cet après-midi.

• Après la crise sanitaire, quelque 200 rassemblements de soignants se sont tenus, en plein Ségur de la santé, pour réclamer davantage de moyens, des salaires revalorisés ou encore une meilleure reconnaissance des diplômes. A Paris, des heurts ont éclaté en marge de la manifestation et 24 personnes ont été interpellées. Suivez la situation dans notre direct.

"La réponse que nous allons apporter, c'est celle de la fermeté." Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s’est exprimé depuis la cité bourguignonne, après quatre jours de violents affrontements dans le quartier des Grésilles. En déplacement à Dijon, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a quant à elle appelé "au retour de l'ordre, de la justice et du bon sens". Les dernières informations dans notre direct.

• Pékin referme ses écoles et appelle ses habitants à ne pas quitter la ville. Avec une centaine de nouvelles contaminations, la mairie de Pékin estime que la situation est "extrêmement grave". Plus de détails dans notre article.


• Sanofi va investir 610 millions d'euros dans la recherche et la production de vaccins en France. En visite sur un site du groupe pharmaceutique, Emmanuel Macron a par ailleurs promis qu'"une enveloppe de 200 millions d'euros sera[it] débloquée pour financer des infrastructures de production pharmaceutiques comme de recherche et de production". Les dernières informations dans notre direct.


17h37 : A 17 heures, les forces de l'ordre avaient procédé à 24 interpellations en marge de la manifestation des soignants à Paris, où des heurts ont éclaté, indique la préfecture de police sur son compte Twitter.

16h55 : Des voitures et du matériel urbain ont été brûlés en marge de la manifestation des soignants à Paris, a appris France Télévisions de source policière. Ces dégradations seraient l'oeuvre de "groupes d'individus cagoulés". Comme indiqué précédemment dans ce live, 16 personnes ont pour l'instant été interpellées.

16h48 : Les tensions se poursuivent à Paris. Alors que la manifestation des soignants s'est dispersée, un black bloc s'est constitué et "prend violemment à partie les forces de l'ordre", indique la préfecture de police.

16h38 : "Les soignants ne sont pas responsables des exactions commises place des Invalides." Interrogé sur BFMTV, l'urgentiste Patrick Pelloux, présent à la manifestation des soignants à Paris, dénonce "des casseurs" qui "ont voulu manipuler la manifestation".

16h19 : La manifestation dégénère également à Nantes (Loire-Atlantique), a appris franceinfo. "Un groupe violent a jeté des projectiles sur les forces de l'ordre" indique par ailleurs la police nationale de Loire-Atlantique sur son compte Twitter. Ce groupe "tente de faire dégénérer le rassemblement pacifique".

16h14 : Les heurts se poursuivent en marge de la manifestation des soignants à Paris. En tête de cortège, des black blocs ont dégradé plusieurs véhicules. Suivez l'évolution de la situation dans notre direct.