DIRECT. Les épreuves du bac n'auront pas lieu en juin "dans les conditions habituelles", confirme Edouard Philippe

Le Premier ministre a fait cette annonce, jeudi soir, dans le cadre d'une émission spéciale sur TF1 et LCI.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, lors d\'une conférence de presse, à Paris, le 28 mars 2020.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, lors d'une conférence de presse, à Paris, le 28 mars 2020. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

C'est désormais une certitude : en raison de l'épidémie de coronavirus, les épreuves du bac 2020 "ne pourront pas se dérouler au mois de juin dans les conditions habituelles". Edouard Philippe a indiqué que plusieurs scénarios allaient être étudiés. Le Premier ministre est l'invité d'une émission spéciale sur TF1 et LCI, jeudi 2 avril. 

Des lits en plus à Créteil. Voilà qui devrait soulager les hôpitaux d'Ile-de-France en première ligne dans la gestion de l'épidémie de coronavirus. Un plateau "ultra-moderne" va être ouvert dans les prochains jours à l'hôpital Henri-Mondor situé à Créteil (Val-de-Marne), près de Paris. Proposant 86 places supplémentaires, la structure sera opérationnelle "mi-avril", a annoncé Edouard Philippe.

Le Premier ministre en première ligne. Edouard Philippe a répondu, mercredi soir, à la mission d'information de l'Assemblée nationale, pendant plus de trois heures. Au cours de cette crise sanitaire, il est déjà apparu aux journaux télévisés de 20 heures sur France 2 (17 mars), TF1 (23 mars) et a donné une conférence de presse précédée d'une heure d'exposé pédagogique (28 mars).

Face à des soignants. L'émission de jeudi soir doit durer au moins une heure trente. Le Premier ministre doit répondre à des "questions de Français", selon le directeur de l'information du groupe TF1 Thierry Thuillier. Il échangera également avec des soignants.

Tenter de rassurer face aux polémiques. "On ne sait pas tout", a admis Edouard Philippe mercredi, estimant que les responsables politiques "doivent expliquer qu'ils sont tenus de prendre des décisions sur le fondement d'informations parfois incomplètes et contradictoires". Les sujets de controverse ne manquent pas : la question de la pénurie de masques en France ne cesse de faire couler de l'encre, la mise en place d'un confinement strict après le premier tour des élections municipales fait toujours débat, la stratégie française sur les dépistages, les études sur le recours à la chloroquine, demeurent très discutées.

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23h43 : Re-bonsoir à toutes et à tous. Comme vous l'avez sûrement constaté si vous étiez à 18 heures sur ce direct, j'ai été extrêmement discret depuis 20h30. C'est parce que je vous préparais une synthèse de la prise de parole d'Edouard Philippe. Baccalauréat, élections municipales, confinement... Je résume dans cet article ce qu'a dit, ce soir, le Premier ministre.




(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

22h41 : Voici les principales annonces à retenir du Premier ministre, ce soir :

  • Sur le bac : c'est une certitude, il n'aura pas lieu en juin "dans des conditions normales". La piste du contrôle continu est évoquée.
  • Sur les municipales : la décision d'un possible second tour fin juin sera prise le 23 mai. Si il n'est pas possible de l'organiser, il faudra refaire les deux tours à l'automne (sauf dans les communes ayant déjà élu une nouvelles équipe municipale).
  • Sur la fin du confinement : "Ce qui est à peu près acquis c'est que ce déconfinement ne pourra se faire que de façon progressive, a indiqué le Premier ministre.

22h12 : "J'essaye d'être lucide sur les risques à affronter", lance Edouard Philippe, en conclusion de son intervention. "Je suis concentré. J'ai toujours au fond de moi la conviction que notre pays peut faire face à ce défi, parce que c'est un grand pays."

22h10 : "Il y aura aussi un geste financier significatif pour les agents publics", indique le Premier ministre en parlant des personnels hospitaliers notamment et des enseignants.

22h09 : Le Premier ministre revient sur la prime exceptionnelle aux travailleurs : "Pour ceux qui ont des employeurs privés, ce seront ces employeurs qui la paieront", cette prime sera totalement "désocialisée".

22h05 : "Nous avons appris de la crise de 2008" indique Edouard Philippe, en citant notamment "les instruments de chômage partiel" mis en place ces dernières semaines, inspirés, dit-il de ce qu'avait fait l'Allemagne lors de la crise financière il y a 12 ans.

22h03 : "Je souhaite surtout que nous puissions penser cette relance européenes avec nos partenaires car il y aura beaucoup à réfléchir sur la façon dont la solidarité européenne a joué au pire de la crise", explique le Premier ministre.

22h03 : "La crise sanitaire va devenir une crise économique. Le coup de frein est si massif, si brutal et durable, qu'il va falloir aider le pays à redémarrer, explique le Premier ministre. Nous devons nous organiser pour que le pays tienne, pour que les entreprises subsistent et qu'un plan de relance européen voire mondial puisse permettre à l'économie de repartir."

21h53 : Vous l'avez peut-être remarqué, mais ce soir, le Premier ministre emploie les mêmes arguments (quasiment mot pour mot) que ceux utilisés hier devant une mission d'information de l'Assemblée nationale.



21h45 : "On nous a beaucoup reproché de dire que le port du masque n'était pas nécessaire, en population générale. J'ai constaté que les médecins ont parfois des avis divergents, mais je les écoute. Le directeur exécutif des programmes d'urgence de l'OMS dit que le port du masque n'est pas forcément une bonne idée. Je porte au débat ce que dit ce docteur."

21h43 : "Dès le début, ce qui a motivé nos choix (concernant les masques), c'est la certitude que nous avions qu'il était possible d'assurer l'approvisionnement des soignants. (...) Nous nous sommes rendus compte que la consommation était plus élevée. Il y a une surconsommation par rapport à ce qui était prévu (du fait de la contagiosité du virus)".

21h40 : "L'augmention des capacités nationales de production (de masques) a été décidée en janvier", indique le Premier ministre. "Dès que nous avons constaté que les besoins allaient être importants, nous avons essayé d'aller acheter ceux dont nous avons besoins."

21h37 : Le Premier ministre indique que la France réalise déjà plus de 20 000 tests par jour. L'objectif est de monter à 30 000 dans peu de temps.

21h26 : "Si ce n'est pas possible d'organiser le 2e tour, si nous constatons que ce n'est pas possible, alors il faudra décaler les élections" (surement à l'automne), rappelle le Premier ministre. Pour rappel : "Il n'est pas question de revenir sur les résultats de 30 143 communes" (qui ont déjà un conseil municipal élu au premier tour).

21h24 : Concernant les élections municipales : "La décision sera prise le 23 mai", afin de savoir "s'il est possible d'organiser le second tour le 21 juin".

21h22 : "Il va falloir organiser les épreuves (du bac) sur un mode totalement neuf", explique le Premier ministre.

21h21 : "Ce qui est acquis, c'est que (les élèves) ne pourront pas passer les épreuves du bac dans des conditions normales. Il est acquis définitivement que les éppreuves ne pourront pas se dérouler au mois de juin comme d'habitude, ni au mois de juillet."

21h17 : Est-il possible de procéder à un "déconfinement" par classe d'âge ? "Il s'agit d'hypothèses. Il faut les travailler", a éludé le Premier ministre.

21h15 : "Ce qui est à peu près acquis c'est que ce déconfinement ne pourra se faire que de façon progressive. Pourquoi ? Pour éviter qu'ensuite, nous soyons frappés par une deuxième vague."

21h13 : Le Premier ministre évoque les données (aujourd'hui inconnues) qui détermineront les modalités de la fin du confinement : "Existera-t-il un traitement reconnu qui peut limiter l'impact de la maladie ? Comment allons nous sortir de cette phase de confinement concernant la circulation du virus dans la population ?"

21h10 : Le Premier ministre évoque désormais les modalités de la fin du confinement. "Je comprends l'impatience mais le déconfinement, ce n'est pas pour demain matin. Le confinement est aujourd'hui la règle et c'est le cas au moins jusqu'au 15 avril et probablement plus longtemps."

21h07 : "Le choc est rude. Il faudra donner les moyens à l'hôpital de se reconstruire, affirme le Premier ministre. Le président de la République a eu l'occasion d'évoquer un plan massif pour l'hôpital. Nous allons devoir tirer les conséquences de cette épidémie. En ayant bien conscience qu'aucun système sanitaire n'a été formaté pour faire face à ce type d'épidémie."

21h05 : "Je n'ai pas toutes les réponses sur la question du déconfinement."

21h06 : "L'essentiel c'est que notre système tienne mais il faut rester mobilisés, il faut rester concentrés."

21h02 : Le Premier ministre annonce vouloir "accélérer l'ouverture d'un plateau ultra moderne" à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne). Cet établissement pourra accueillir 86 patients supplémentaires à partir du milieu du mois d'avril.

21h01 : Le Premier ministre s'est exprimé sur le risque de pénurie de médicaments. "C'est une des questions les plus sensibles que nous devons affronter actuellement, explique Edouard Philippe. La consommation de médicaments liés à la réanimation explose dans des proportions jamais imaginées. Il y a donc des tensions partout dans le monde. Nous gérons au mieux les stocks."

21h01 : "Nous aurons, à la fin du week-end, transféré plus de 550 patients ventilés, intubés. C'est une prouesse logistique, indique le Premier ministre. C'est grâce à cet effort considérable que nous avons pu libérer les capacités existantes pour accueillir les patients."

21h00 : "Nous avons augmenté très sensiblement le nombre de lits en réanimation, indique le Premier ministre. Nous avons multiplié par près de 2,5 le nombre de lits en réanimation [en Ile-de-France]".

21h00 : "Le nombre de morts aujourd'hui découle de la progression de l'épidémie avant le confinement, explique le Premier ministre. L'indicateur que nous regardons avec le plus d'attention c'est le nombre d'entrées en service de réanimation."

21h00 : Le Premier ministre a rappelé l'interdiction formelle de se déplacer malgré le début des vacances scolaires. "Il ne doit pas y avoir de départ en vacances. Il y aura des contrôles et des sanctions, précise-t-il. La règle est là pour nous protéger tous ensemble."

21h00 : "La pire des choses, ce serait que cette discipline [du confinement] se fragilise au fur et à mesure du temps. Rester chez soi, c'est aider les soignants. Certes, ce sont les vacances à partir de samedi dans certaines régions de France. Mais le virus ne prend pas de vacances."

21h00 : "Il y a 750 000 Français qui vivent dans les Ehpad. Cela explique l'accent particulier que nous mettons pour les protéger", indique le Premier ministre.

21h00 : Le Premier ministre, Edouard Philippe, commence à s'exprimer et à répondre aux questions, sur TF1, concernant l'épidémie de coronavirus.