Vieilles Charrues : les 5 000 spectateurs par jour "faisaient autant de bruit que les 70 000" habituels, assure le directeur du festival

Le célèbre festival de Carhaix s'achève ce dimanche 18 juillet. Avec une jauge maximale réduite à 5 000 spectateurs quotidiens, l'ambiance a été "timide au début" avant de retrouver celle des dernières années selon Jérôme Tréhorel. 

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Radio France
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Plusieurs centaines de festivaliers assistent au concert de Vianney, lors de l'ouverture des Vieilles Charrues 2021, le 8 juillet, à Carhaix. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Après dix jours de concerts, le festival des Vieilles Charrues, à Carhaix, dans le Finistère, s’achève ce dimanche 18 juillet. Une "renaissance" après un an de pandémie de Covid-19, confie son directeur Jérôme Tréhorel sur franceinfo. Il assure que les 5 000 spectateurs autorisés par jour "faisaient autant de bruit que les 70.000" habituels.

franceinfo : Le pari d’organiser un festival "presque comme avant" a-t-il été tenu ?

Jérôme Tréhorel : Oui, on peut le dire. Ça paraissait improbable, il y a quelques semaines encore, de retrouver ce public, qui a repris confiance aussi. C'était un peu timide au début, forcément, de revivre debout les uns avec les autres, sans masque. Heureusement qu'il y a eu ces dix jours pour vraiment reprendre cette confiance, reprendre ce goût des concerts et savourer chaque moment. Ce tour de force des équipes, des bénévoles, d'avoir réussi à monter en quelques semaines ce nouveau festival éphémère, est une belle victoire pour tout le monde.

Le pass sanitaire a-t-il été compliqué à mettre en place, à contrôler ?

Non, ce n'est pas une contrainte. Grâce à ce pass, on a pu revivre les concerts comme avant, debout et sans masque. La mise en place et les contrôles à l'entrée, ce n'est pas très compliqué. Le plus dur a été d'expliquer, de faire un peu de pédagogie auprès du public. Mais il a joué le jeu et fait confiance.

"C'était un vrai acte de résistance face à la pandémie, une renaissance de pouvoir revivre des concerts en live."

Jérôme Tréhorel, directeur général des Vieilles Charrues

à franceinfo

C'est un redémarrage pour tout le monde, on a essuyé les plâtres, mais ça valait tellement le coup.

La jauge des 5 000 personnes par jour seulement, contre 70 000 en temps normal aux Vieilles Charrues, n’a pas changé l’ambiance habituelle du festival ?

Il faut savoir redémarrer à zéro. Mais les 5 000 festivaliers qu’il y avait chaque jour faisaient autant de bruit que les 70 000 de d'habitude. On va revenir l'année prochaine pour les 30 ans du festival, sur un format traditionnel ou presque traditionnel. On travaillera dès la rentrée avec l'équipe et les bénévoles pour préparer cette édition anniversaire.

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