Manifestations du monde culturel : "Le 7 janvier c’est une clause de revoyure, on doit être associés aux décisions", lance la CGT Spectacle

Denis Gravouil, le secrétaire général de la CGT Spectacle, s'est entretenu avec la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, mardi, alors que partout en France les acteurs du monde culturel manifestent pour protester contre le report de la réouverture des cinémas, théâtres, salles de spectacle et musées.

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Radio France
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Denis Gravouil, le secrétaire général de la CGT Spectacle, le 1er octobre 2014, rue de Grenelle, à Paris.
 (MARLENE AWAAD / MAXPPP)

En colère, les acteurs du monde culturel manifestent mardi 15 décembre, partout en France : au total, des rassemblements sont prévus dans une vingtaine de villes, notamment à Paris, place de la Bastille. Les cinémas, théâtres, salles de spectacle et musées devaient rouvrir mais le gouvernement a décidé de reporter la mesure au 7 janvier, au mieux. "Le 7 janvier, c’est une clause de revoyure, on doit être associés aux décisions", a déclaré mardi 15 décembre sur franceinfo, Denis Gravouil, le secrétaire général de la CGT Spectacle.

franceinfo : Vous avez vu Roselyne Bachelot aujourd’hui. La ministre de la Culture vous a-t-elle rassuré ?

Denis Gravouil : On l’a rencontrée ce matin. Pour l'instant, on a beaucoup de promesses. Le rendez-vous a été constructif, mais il nous est proposé de nous revoir pour discuter de la réouverture de façon sérieuse et non pas de nous mettre devant le fait accompli, donc préparer cette réouverture avec l'ensemble des professionnels. Donc, ça doit être prévu entre Noël et le premier de l'An. Et puis, en termes de garanties, on a proposé de faire un soutien financier pour permettre le paiement de répétitions et de résidences de création parce que des milliers d'artistes ou techniciens n'ont pas pu travailler dans la musique, par exemple. Nous demandons ce soutien et la ministre a enfin répondu qu'on allait y travailler, alors que ça fait six semaines qu'on lui a proposée des solutions de ce type-là.

Il va donc y avoir un investissement supplémentaire au-delà des 35 millions d'euros d’aides débloquées ?

Il y a des aides qui sont arrivées dans la culture comme dans d’autres secteurs. Mais elles ne sont pas redescendues sur les plus précaires, c’est-à dire les artistes et techniciens intermittents du spectacle ainsi que les auteurs, ou les petites compagnies. Il y a eu des prolongations de droits à l'assurance chômage qu’il faudrait d’ailleurs avoir pour tout le monde. C'est totalement insuffisant, si le travail n'a pas repris depuis le 1er septembre, et c'est comme ça que ça doit être retravaillé. C’est d’ailleurs l'engagement de la ministre ce matin : dès janvier, elle va regarder la question de l’année blanche.

Pensez-vous que vous allez rouvrir le 7 janvier ?

Le 7 janvier, c’est une clause de revoyure, tout le monde a compris que ça ne rouvrirait pas le 7 janvier, que ça allait rouvrir peut-être le 20 janvier. Cette fois-ci, on veut l’anticiper pour être prévenus deux ou trois semaines avant. On demande à être associés aux décisions. On ne peut pas faire comme si on était un petit truc où on prend une guitare, et puis hop on se met à chanter dès qu’on nous dit de rouvrir. C'est un métier qui se construit avec beaucoup de préparation, que ce soit la sortie d'un film ou la mise en place d'un spectacle.

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