Immunité collective : la bonne stratégie ?

Faut-il changer de stratégie face à la Covid-19 ? Le masque et les messages de prudence ont du mal à être entendus. Faut-il alors laisser les jeunes profiter de l’été, se contaminer entre eux et miser sur l’immunité collective ?

Des jeunes qui se retrouvent pour faire la fête sans précaution : un scénario vu à plusieurs reprises après le confinement. Faut-il le tolérer pour que le virus circule et que les moins de 30 ans s’immunisent ? Les intéressés se montrent divisés : "Je pense qu’il faut continuer de vivre, ne pas rester enfermé chez soi, pas à l’extrême mais il faut trouver un juste milieu", défend un jeune homme. En l’absence de vaccin, l’immunité collective représenterait un espoir de vivre normalement. Le principe : plus de gens sont infectés, plus ils développent des anticorps, boucliers contre le virus, et moins ils contaminent de nouvelles personnes.

L'immunité peut-elle durer ?

Cette immunité collective serait acquise lorsque 60% d’une population est infectée, estiment les experts. L’infectiologue Eric Caumes pense qu’il faut laisser les jeunes "se contaminer entre eux, à condition qu’ils ne fréquentent pas leurs parents ni leurs grands-parents". Une hypothèse qui divise. D’autres spécialistes l’estiment irréalistes. Pour l'infectiologue Benjamin Davido, "l'immunité ne dépasse pas les 90 jours chez les gens atteints montrant des formes peu symptomatiques. Cela pose des questions sur l'efficacité vaccinale."

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La terrasse d'un bar parisien, le 2 juin 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)