"Il y en a peu, ou très peu" : à Paris, les nouveaux cas de Covid-19 sont rares, constate un médecin lors de ses tournées

Alors que les autorités craignent l'arrivée d'une seconde vague épidémique, franceinfo a pu accompagner un médecin pendant sa tournée dans le sud de la capitale. 

Article rédigé par
Boris Loumagne - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le docteur Stephane Aszerman lors de sa tournée des patients à Paris, le 21 juillet 2020. (BORIS LOUMAGNE / RADIO FRANCE)

Cinq patients à voir en trois heures, c'est la mission du jour pour le Dr Azerman. Premier arrêt chez une dame de 87 ans fatiguée, et courbaturée. "La question qui va se poser avec cette patiente c’est de savoir si elle peut avoir un Covid ou pas", explique ce docteur de SOS Médecins. "Bonjour qu’est qui ne va pas ? Est-ce que vous avez eu de la fièvre ? Avez-vous du mal à respirer ?" demande-t-il à sa patiente. "Pas vraiment non", répond la vieille dame qui a seulement "très mal au ventre"

"Une discrète apparition de nouveaux cas"

Depuis quelques jours, voilà à quoi ressemble le quotidien du Dr Azerman : des appels pour suspicions de Covid-19. Mais après consultation, il s'agit souvent en réalité de maladies classiques, une gastrite ici, des rhumes ou des allergies sinon. Le rebond de l'épidémie de coronavirus est qualifié de "frémissement" par le réseau SOS Médecins qui recense environ 600 nouvelles suspicions de Covid-19 par jour en France, contre une centaine quotidiennement il y a un mois.

Toutefois, toutes les suspicions ne sont pas des cas avérés, et cette accélération constatée ces dernières semaines se stabilise, en tout cas en Ile-de-France, d'après SOS Médecins. De fait, les nouveaux cas de coronavirus sont rares à Paris comme le constate le Dr Azerman lors de ses tournées. "Il y en a peu, ou très peu. ll y a une discrète apparition de nouveaux cas."

On a des chiffres très augmentés du nombre de cas puisqu’on les détecte mais il n’y pas une montée en flèche des hospitalisations, il n’y a pas de montée en flèche des formes graves.

Dr Azerman de SOS Médecins

à franceinfo

La prochaine patiente est âgée de 51 ans. Elle souffre de palpitations cardiaques. "Moi le Covid j’ai donné donc c’est bon" dit-elle, affirmant avoir ressenti "des symptômes qui y ressemblaient très fortement. Je n’ai pas été testée mais il n’y en a plein à mon boulot qui l’ont eu". "Vous savez que le Covid provoque des atteintes pulmonaires et des atteintes cardiaques", réplique le Dr Azerman qui lui prescrit une prise de sang et une radio des poumons.

Toutefois, la patiente a refusé de se faire tester spécifiquement pour le coronavirus, malgré la très forte suspicion. "Elle se doute parfaitement d’avoir été contaminée mais elle a une espèce de gêne parce qu’elle fait partie de ces gens qui ne veulent pas avoir cette étiquette-là", affirme le médecin. Fin de la matinée pour le docteur Azerlman qui peut tirer le bilan : sur les cinq patients visités, trois suspicions de Covid-19, un seul un cas probable.

En tournée avec SOS Médecins : écoutez le reportage de Boris Loumagne
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