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Fin de la demi-jauge dans les collèges : "On ne peut pas modifier le fonctionnement d'un établissement en 24 heures", prévient le SNPDEN

Selon Bruno Bobkiewicz, proviseur de la cité scolaire Berlioz de Vincennes et secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l'Education nationale, le retour des élèves se fera "progressivement".

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Radio France
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Une salle de classe, dans le Calvados. (MYCHELE DANIAU / AFP)

La fin de la demi-jauge pour les élèves de 4e et 3e à partir de lundi dans les 15 départements les plus touchés par la pandémie de coronavirus Covid-19 était "attendue", selon Bruno Bobkiewicz, proviseur de la cité scolaire Berlioz de Vincennes (1 800 élèves dont 460 collégiens) et secrétaire général du SNPDEN Unsa, le syndicat des personnels de direction de l'Education nationale. Mais il prévient : le retour des élèves se fera "progressivement".

La fin de cette demi-jauge, est-ce une bonne nouvelle ?

Bruno Bobkiewicz : Oui je crois que cette mesure était attendue. Avec l'évolution des taux d'incidence, ça perdait de son sens dans les 15 départements qui étaient concernés. Il faut évidemment que l'on continue à rester vigilants, ce n'est pas la sortie de l'épidémie. Mais on avait des élèves qui commençaient à décrocher. Je crois que les élèves, les parents et même les enseignants attendaient ce retour.

Quel bilan tirez-vous de l'enseignement en demi-jauge ?

C'est évidemment moins efficace que quand on est présent à temps plein. Ça correspondait à une nécessité d'un point de vue sanitaire et ça pouvait s'entendre. Mais on sait bien qu'à chaque fois qu'on éloigne des élèves de la classe, on met en difficulté les plus fragiles. Donc c'est plutôt quelque chose qui était attendu et on va essayer de le faire progressivement, je pense que le mot "progressif" est important, parce qu'il y a des contraintes. On ne peut pas tout faire du jour au lendemain, il y a la question de la demi-pension, il faut faire des commandes et ça prend un peu de temps, il y a la question des transports scolaires pour certains établissements... Donc ça va se faire au fur à mesure, en fonction des capacités à remettre tout le monde à temps plein et en fonction des établissements ce sera lundi, parfois un tout petit peu plus tard, peut-être la semaine d'après. En tout cas, chacun va faire au mieux. On ne peut pas modifier le fonctionnement d'un établissement en 24 heures.

Le brevet est dans un mois pour 100 000 élèves de 3e. Est-ce-que les élèves qui ont suivi des cours en demi-jauge ne sont pas défavorisés ?

On ne peut pas considérer qu'il ne s'est rien passé pour ceux qui était à distance. Les enseignants ont fait le nécessaire pour que le lien se fasse entre le groupe à l'intérieur du groupe, à l'extérieur. On a une durée limitée de cet impact puisqu'en réalité, ça n'a duré que quatre semaines. Et puis, on a surtout une capacité à donner des consignes aux correcteurs de bienveillance puisque les corrections se font à l'échelle des districts et des bassins. Donc, il va y avoir une adaptation de la situation et la plus grande bienveillance sur la situation.

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