Covid-19 : "Il faut aller plus dans le détail et reconfiner à l'échelle des départements", demande le maire de Colmar

Éric Straumann, maire LR de Colmar, milite à son tour pour un nouveau confinement dès maintenant mais par département pour éviter un nouveau rebond de l'épidémie de Covid-19.

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Radio France
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Le maire de Colmar Éric Straumann, lors de la campagne des municipales en février 2020.
 (HERVE KIELWASSER / MAXPPP)

Les maires de Reims et Nancy proposent un reconfinement de la région Grand Est dès maintenant et jusqu'à janvier pour tenter d'inverser les courbes de contamination. "Il faut aller plus dans le détail et reconfiner à l'échelle des départements", a expliqué dimanche 27 décembre sur franceinfo Éric Straumann, maire Les Républicains de Colmar. "A l'intérieur des grandes régions il y a des disparités très fortes d'un département à l'autre". 

franceinfo : Quelle est la situation ?

Éric Straumann : Les chiffres sont en retrait par rapport à ce qu'on peut voir en Meurthe-et-Moselle, et dans le département de la Marne. Lorsqu'on parle de reconfinement à l'échelle des régions, je n'y suis pas favorable, il faut aller plus dans le détail et reconfiner à l'échelle des départements. A l'intérieur des grandes régions il y a des disparités très fortes d'un département à l'autre. On l'a constaté lors du premier confinement. On a fermé les Ardennes alors qu'elles avaient de très bons chiffres. On sait que probablement on va repartir vers des épisodes de reconfinement au mois de janvier et aussi longtemps que la météo n'aura pas changé et qu'il fera froid et humide.

Les hôpitaux alsaciens supportent-ils la hausse des cas ?

Les services de médecine générale commencent à être sous tension très forte. Par contre, il y a de la marge dans les services de réanimation parce que les médecins ont beaucoup appris, se sont adaptés à cette pandémie et notamment l'oxygénation par intubation ne se pratique plus de la même façon qu'au printemps. On maîtrise mieux l'évolution de la maladie, incontestablement.

Le Haut-Rhin a été très touché pendant la première vague. Comment l'expliquez-vous ?

Le département a été l'un des plus touchés de France, c'est pour cette raison, probablement, qu'on a aujourd'hui moins de décès qu'ailleurs puisqu'il y a certainement un phénomène d'immunité collective qui a joué sur la marge.

Comment expliquez-vous les mauvais chiffres du moment ?

C'est comme une grippe saisonnière. En été, la pandémie disparaît parce qu'il fait chaud et sec et elle réapparaît lorsqu'il fait froid et humide. Cela joue beaucoup dans l'évolution de la pandémie. C'est certainement la météo qui a l'incidence la plus forte sur l'évolution de cette pandémie. On voit bien qu'en Afrique la situation n'est pas la même qu'en Europe et que ce sont plutôt les régions tempérées qui sont le plus touchées.

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