Concert à Nice : "La distanciation sociale était impossible à tenir", estime un représentant des établissements de nuit

"Nos lieux sont les mieux ventilés de tous les commerces", considère Thierry Fontaine le président de la branche nuit de l'UMIH au lendemain d'un concert polémique qui a réuni plusieurs milliers de personnes à Nice.

Le concert polémique de The Avener a réuni samedi 11 juillet plusieurs milliers de personnes sur le quai des Etats-Unis, au pied de la Tour Bellanda à Nice.
Le concert polémique de The Avener a réuni samedi 11 juillet plusieurs milliers de personnes sur le quai des Etats-Unis, au pied de la Tour Bellanda à Nice. (YANN COATSALIOU / AFP)

"Les images sont frappantes, la distanciation sociale était impossible à tenir, c'était une hérésie d'imaginer ça", réagit sur franceinfo Thierry Fontaine, président de la branche nuit de l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), après le concert du DJ The Avener à Nice. La mairie affirme que la limite des 5 000 personnes a été respectée, mais Thierry Fontaine considère lui qu'il y avait "plutôt 10 000 à 15 000 personnes" réunies.

"Il y a des fêtes privées tous les soirs"

Ce concert "est un exemple parmi des milliers", "il y a des fêtes privées tous les soirs", souligne le représentant des discothèques, qui manifeste ce dimanche après-midi devant le ministère de la Santé pour dénoncer la prolongation de la fermeture des boîtes de nuit.

Ce qui empêche la réouverture des boîtes de nuit, "c'est la peur de l'opinion publique", selon Thierry Fontaine. "Nos lieux sont les mieux ventilés de tous les commerces", assure-t-il, défendant le protocole "ambitieux et sécuritaire" mis au point par les patrons de discothèques, avec des mesures comme l'obligation de télécharger l'application StopCovid.

Pour lui, "le gouvernement, en prenant des mesures non appropriées, est à l'origine du redémarrage de l'épidémie. Ce n'est pas la population". Thierry Fontaine regrette que le remaniement "ait tout remis à plat", "il faut refaire un travail alors que nos professionnels disparaissent les uns après les autres", regrette-il, "les seuls qui auront les moyens de reprendre nos discothèques, ce seront les dealers".