Déconfinement : un tiers des utilisateurs des transports publics ne sont pas certains de les reprendre, selon un sondage

Selon un sondage CSA publié jeudi, plus de la moitié (54%) de ceux qui comptent continuer à emprunter les transports en commun ont la peur au ventre.

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France Télévisions
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Des policiers patrouillent dans le métro parisien, le 13 mai 2020. (THOMAS COEX / AFP)

Le déconfinement se poursuit en France et l'offre de transports continue de s'étoffer. Mais seuls 37% des utilisateurs des transports publics sont sûrs de les reprendre pendant la période de déconfinement, indique un sondage CSA publié jeudi 14 mai.

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Plus de la moitié (54%) de ceux qui comptent continuer à emprunter les transports en commun ont la peur au ventre : 20% l'appréhendent beaucoup, 34% assez, et 24% un peu. Sans surprise, les Franciliens et les utilisateurs du métro (63% dans les deux cas) sont ceux qui ont le plus peur.

Un quart des sondés (23%) songe à alterner entre transports en commun et d'autres modes, tandis que 17% restent perplexes, selon cette enquête.

Les modes de transport alternatifs envisagés sont la voiture pour 70% des répondants (64% en Ile-de-France), la marche pour 49% d'entre eux (mais 57% des utilisateurs du métro), le vélo pour 37%, le deux-roues motorisé pour 7% et la trottinette électrique pour 4%.

La distanciation difficile à appliquer

Les mesures sanitaires prises par les autorités sont plébiscitées par les utilisateurs des transports publics, qui jugent efficace le port du masque à 91%, l'usage de gel hydroalcoolique à 86%, la réduction de l'affluence à 85% et le respect des règles de distanciation à 84%. En revanche, les marquages au sol ne sont approuvés que par 69% d'entre eux.

Cependant, 62% des utilisateurs réguliers (et 67% des Franciliens) pensent qu'il est difficile d'appliquer les règles de distanciation dans les transports publics.

Il est obligatoire depuis lundi de se tenir à un mètre au moins des autres voyageurs dans les transports publics, et de porter un masque, sous peine d'une amende de 135 euros. C'est l'opérateur de transport (RATP, SNCF, etc.) qui doit garantir la sécurité sanitaire pour 29% des utilisateurs, 29% d'entre eux pensant que ce rôle revient aux voyageurs eux-mêmes.

Enfin, 63% d'entre eux estiment qu'un retour à la normale devrait intervenir dans les trois mois et 35% dans trois mois et plus. Les Franciliens sont les plus pessimistes, et 2% des répondants estiment que rien ne sera plus jamais comme avant. Ils sont néanmoins 60% à penser qu'il faudra conserver les gestes barrières dans les transports publics pendant plus de six mois, 13% d'entre eux répondant même "tout le temps".

L'enquête a été réalisée en ligne, à l'initiative de l'institut, du 7 au 11 mai, auprès d'un échantillon national représentatif de 2 001 adultes.

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