Déconfinement : pas de répit pour les banques alimentaires

Le confinement a privé de ressources ceux qui vivent de petits boulots. Les banques alimentaires ont été immédiatement submergées. À Marseille (Bouches-du-Rhône), face à l'explosion de la demande, les associations on de plus en plus de mal à s'approvisionner. 

À la cité Maison Blanche à Marseille (Bouches-du-Rhône), certains ont réservé leur place depuis plusieurs heures. Trois semaines après le déconfinement, les distributions alimentaires n'ont pas cessé. Ils sont des dizaines à les attendre avec impatience. La cadence est soutenue pour ces bénévoles. On peut le voir à l'intérieur de cette zone de stockage improvisée. À quatre mains, des sacs sont remplis avec des basiques alimentaires : des pâtes, du lait ou des conserves de thon. Une chorégraphie effectuée depuis le début du confinement.

La crise sanitaire est désormais alimentaire

Des distributions indispensables dans ce quartier défavorisé de Marseille. Ici, près d'un habitant sur deux vit sous le seuil de pauvreté et beaucoup ont des emplois non déclarés. La crise sanitaire est désormais alimentaire. En moins d'une heure, 200 paniers ont été écoulés et les rayons vidés. Le collectif s'appuie sur des dons et une cagnotte en ligne de 15 000 euros.

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Image d\'illustration. Une opération de la grande collecte nationale alimentaire à Paris en novembre 2014. 
Image d'illustration. Une opération de la grande collecte nationale alimentaire à Paris en novembre 2014.  (ELIOT BLONDET / AFP)