Déconfinement : des parents d’élèves dénoncent un "mensonge d’État"

Chez les parents d’élèves aussi, il y a une volonté de retour à la normale. Dans plusieurs villes, les maires sont sous pression de la justice, qui leur demande d’accueillir plus d’enfants. Moins d’un enfant sur trois aurait repris partiellement le chemin de l’école.

FRANCE 3

Des grilles fermées, des cours de récréation désertes… À Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, 21 des 35 écoles restent closes. Les parents s’agacent. Ils ont déposé un recours devant la justice. Ils exigent la réouverture de l’ensemble des écoles primaires. Le ministre de l’Éducation l’a pourtant affirmé : un maximum d’enfants doit s’asseoir sur les bancs de l’école avant septembre.

"Il n’y pas de place"

Pour la principale fédération de parents d’élèves, on est loin du compte. "On est face à un mensonge d’État, le ministre de l’Éducation nationale explique aux familles que tout le monde peut remettre son enfant à l’école, mais ce n’est pas vrai. Il n’y a pas de place", affirme Alixe Rivière, coprésidente de la FCPE 93. Plusieurs communes ont déjà été sommées par les tribunaux de rouvrir leurs écoles. La justice estime que les laisser fermées porte atteinte au droit à l’éducation et à l’instruction.

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Des enfants de soignants sont accueillis dans une classe d\'une école du 12e arrondissement de Paris, le 30 avril 2020.
Des enfants de soignants sont accueillis dans une classe d'une école du 12e arrondissement de Paris, le 30 avril 2020. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)