Déconfinement : les maires de Guadeloupe mis en demeure de rouvrir les écoles

Début mai, presque tous les élus locaux avaient signé une "motion" validant un retour à l'école en septembre, au motif que "les conditions n'étaient pas réunies pour une rentrée dès le 11 mai".

Une école de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) est fermée à l\'approche du cyclone Irma, le 5 septembre 2017.
Une école de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) est fermée à l'approche du cyclone Irma, le 5 septembre 2017. (HELENE VALENZUELA / AFP)

Le préfet de région et le rectorat ont envoyé aux maires de Guadeloupe une mise en demeure de rouvrir les écoles fermées depuis le début de la crise du coronavirus, dans un courrier daté du mardi 2 juin, consulté par l'AFP. Ce courrier a été envoyé "à tous les maires de Guadeloupe, qui ont décidé de ne pas ouvrir leurs écoles", selon le rectorat de l'Académie, indique l'AFP vendredi.

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Dans cette lettre, les deux représentants de l'Etat demandent aux maires de "définir pour le 6 juin les modalités d'accueil dans les établissements scolaires, maternelles et élémentaires, en prenant les mesures proportionnées aux risques sanitaires encourus""Aujourd'hui, la situation sanitaire est sous contrôle en Guadeloupe, classée en zone verte, écrivent-ils. Dans ces conditions, la privation pour un enfant de toute possibilité de bénéficier d'une scolarisation ou d'une formation scolaire adaptée, obligatoire dès l'âge de 3 ans, est susceptible de constituer une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale garantie par la constitution".

La majorité des élus favorables à une reprise en septembre

Eric Jalton, maire des Abymes, l'une des plus grosses communes de l'île, a réagi jeudi sur Guadeloupe La 1ère. "Si le préfet et le recteur sont en mesure d'assurer la sécurité sanitaire" des enfants, du personnel et des familles, "qu'ils viennent réquisitionner et assurer eux-mêmes cette affaire", a-t-il déclaré. "Nous nous préparons pour être prêts en septembre", a ajouté Eric Jalton.

Le 4 mai, lors d'une conférence territoriale de l'action publique, presque tous les élus locaux avaient signé une "motion" validant un retour à l'école en septembre, au motif que "les conditions n'étaient pas réunies pour une rentrée dès le 11 mai". Seul le département a acté de créer les conditions de reprise pour ses collèges. La région, favorable à une reprise en septembre, a cependant mis à disposition des agents "pour les besoins de gestion administrative des établissements", a indiqué le président dans un courrier au recteur daté du 1er juin. "La majorité des lycée a rouvert", assure de son côté le rectorat, rappelant que "le Premier ministre a appelé au retour à l'école de tous les enfants" avant les grandes vacances.