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Déconfinement : Force ouvrière va demander au gouvernement de prolonger le chômage partiel car "on va mettre des gens en extrême inquiétude"

La règle du volontariat s'appliquera moins facilement en juin, seulement en cas d'incapacité de l'école d'accueillir les enfants. Les parents ne souhaitant pas le retour de leur progéniture à l'école devront trouver une autre organisation, par exemple en demandant des congés à leur employeur.

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Radio France
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Le secrétaire général de Force ouvrière Yves Veyrier, invité sur franceinfo, le 16 janvier 2020. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, affirme sur franceinfo jeudi 30 avril qu'il va demander au Premier ministre Édouard Philippe de prolonger le chômage partiel pour les parents qui ne pourront pas ou ne voudront pas envoyer leurs enfants à l'école après le 1er juin. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a précisé mercredi qu'"il faudra avoir une attestation de l'école" disant qu'elle est fermée ou ne peut pas accueillir l'enfant pour continuer à bénéficier de ce dispositif. "On va mettre des gens en extrême inquiétude", redoute le syndicaliste.

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Le secrétaire général de Force ouvrière est surpris par cette mesure du gouvernement qu'il "découvre" sur franceinfo : "C'est complètement incompréhensible de mon point de vue, donc je vais demander des explications cet après midi" lors d'une réunion avec le Premier ministre, dit-il, avant d'ajouter qu'il va demander la suppression de cette mesure.

Quid du volontariat

"C'est soit ça [la suppression], soit on va mettre des gens en extrême inquiétude, soit on va mettre des gens au chômage. Je ne suis pas inconscient du coût économique que représente le confinement, cette situation de crise et évidemment, le déploiement de l'activité partielle. Et je suis bien conscient que cela a forcément des limites, que ça ne peut pas tenir de manière éternelle. Mais si la progressivité qui était le maître-mot du Premier ministre se traduit en précipitation, quel serait le coût ?", s'interroge-t-il.

Yves Veyrier estime que cette mesure n'est pas "cohérente" avec les discours tenus jusqu'ici par le gouvernement qui parlait de "volontariat". 

Il n'y a plus de volontariat et vous mettez ces personnes, des salariés en l'occurrence en difficulté, vis-à-vis de leur entreprise.

Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière

à franceinfo

Yves Veyrier insiste : "Quand on dit volontariat, c'est volontariat. Il faut dire les choses ou ne pas les dire. Il faut tenir un discours dans la longueur, dans la constance."

Le secrétaire général de FO souhaite "qu'on se donne le temps du mois de juin, à tout le moins, pour que le volontariat ou la contrainte de la fermeture de l'école ne mette pas en difficulté les familles concernées". Il rappelle "qu'on arrive au mois de juin, à un mois des congés scolaires où les familles sont organisées en règle générale. Donc, je pense que la sagesse et la tranquillité, pour que la reprise se fasse dans les meilleures conditions sanitaires possibles, sont nécessaires".

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