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Déconfinement et reprise du travail : "Il faut tout faire pour éviter une densité humaine dans le métro", insiste l'AP-HP

Les transports en commun sont qualifiés de "zone à hauts risques" par le président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris qui prône en plus du masque et de la distanciation sociale, une répartition des horaires de travail.

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Radio France
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L'entrée des locaux de l'AP-HP, à Paris, le 18 mai 2018. (MAXPPP)

Le gouvernement va plancher ce week-end sur son plan, attendu la semaine prochaine, pour sortir la France du confinement à partir du 11 mai, après avoir donné des pistes notamment sur les transports. Pour Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), interrogé samedi 25 avril sur franceinfo, "il faut tout faire pour éviter cette densité humaine dans le métro. C'est totalement inenvisageable si on veut éviter une deuxième vague" de l'épidémie de corovavirus. Il prône un port du masque obligatoire, car il "limite grandement la circulation du virus" quand il est "efficace" et "bien porté". Mais il faut également respecter la distanciation sociale dans les transports en commun : "On a des métros ou des bus avec une densité humaine, une foule, les gens les uns contre les autres. C'est évidemment un risque majeur de voir le virus circuler beaucoup plus rapidement. Les transports en commun sont à l'évidence une zone à hauts risques".

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Rémi Salomon affirme que les "hôpitaux se remettent difficilement de cette première vague" et que la "catastrophe" a été évitée. "Une deuxième vague serait terrible. On aurait toutes les difficultés pour faire face à cette deuxième vague", met en garde le président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

"Étaler les horaires de travail"

Pour éviter qu'il n'y ait trop de monde dans les transports en commun, il faudrait selon lui "étaler les horaires de travail". Il faut éviter que tout le monde commence le travail à la même heure. "Si on étale les heures de travail, certainement on diminuera la densité humaine, mathématiquement c'est implacable", souligne Rémi Salomon. Il a conscience que "c'est compliqué à faire", mais ce serait "infiniment plus compliqué" de faire face à une deuxième vague. "Vous imaginez si on a une deuxième vague au mois de juin ou juillet de redemander aux gens de se reconfiner cet été", alerte le président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

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