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Déconfinement : des végétaux pour se protéger du coronavirus dans des entreprises

Les salariés s’inquiètent de leur environnement de travail. Sept sur dix aimeraient que le retour au bureau soit l’occasion de changements dans l’organisation des espaces avec, si possible, de la végétation. 

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Une plante dans un bureau. Photo d\'illustration.
Une plante dans un bureau. Photo d'illustration. (ALEXANDRE MARCHI /NCY / MAXPPP)
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Des plantes vertes plutôt que des cloisons en Plexiglas ou des séparations en bambou entre les bureaux, c'est la nouvelle tendance des entreprises qui cherchent des moyens écologistes pour appliquer des gestes barrières.

Toutes les entreprises spécialisées dans l’aménagement végétal des bureaux sont sur le coup. Et elles ont des arguments : les salariés s’inquiètent de leur environnement de travail. Sept sur dix aimeraient que le retour au bureau soit l’occasion de changements dans l’organisation des espaces, selon un tout récent sondage mené par la start-up Kandu.  "Après deux mois de confinement, les gens ont envie de se reconnecter à la nature", dit Pierre Darmet, des Jardins de Gally, qui intervient dans les entreprises, cité par l’AFP. Même son de cloche chez Ciel mon radis, start-up qui elle aussi apporte du vert au bureau. "Il y a un besoin de se retrouver dans un environnement naturel beaucoup plus apaisant". Comme si, en matière de cadre de vie au bureau, on ne pouvait pas faire comme si rien ne s’était passé. Comme si le confinement, parfois à la campagne, pour les plus chanceux, et le télétravail, parfois avec un balcon, n’étaient pas passé par là.
 

Utiliser des végétaux dépolluants

Merci Raymond, une autre start-up spécialisée dans l’apport de la nature au bureau – c’est un gros marché, il y a de plus en plus de sociétés qui se lancent dans ce secteur – propose plusieurs pistes. D’abord utiliser des plantes pour séparer les bureaux les uns des autres. Les grandes plantes vertes permettent d’assurer l’intimité des salariés et marquent clairement la distance désormais nécessaire entre les bureaux. Le mieux est de choisir des végétaux dépolluants. L’air du bureau peut être bien plus pollué que l’air extérieur. Deuxième piste, utiliser des murs végétaux qui font également office d’espace de rangement. Des cloisons mobiles, arrosées en circuit fermé, pour assurer un entretien minimum. Troisième possibilité, remplacer le Plexiglas par du bois ou du bambou ajouré. Peut-être pas la même efficacité, mais moins anxiogène. La même start-up, Merci Raymond, a eu une idée originale : récupérer les plantes vertes abandonnées pendant le déconfinement, leur donner une seconde vie, et en échange créer des espaces verts – payants, bien sûr, de 9 à 50 euros par plante. 

L'importance d’avoir de la verdure au bureau

Au-delà de l’effet déconfinement, on sait depuis longtemps que les éléments naturels sont bons pour le travail. Un chercheur américain a montré que chez les employés qui travaillent dans des environnements dotés de verdure ou d’un éclairage naturel, on note une hausse de 15% du sentiment de bien-être, de 15% de celui de créativité, et de 6% de la sensation d’avoir une meilleure productivité.

Une plante dans un bureau. Photo d\'illustration.
Une plante dans un bureau. Photo d'illustration. (ALEXANDRE MARCHI /NCY / MAXPPP)