Déconfinement dans les transports : "Il y a une précipitation qui peut desservir les Franciliens", s'inquiète la CGT-RATP

Optimiste sur le papier, Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT-RATP, a "quelques réserves sur l'application des contraintes".

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Radio France
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La RATP prépare le déconfinement en posant des autocollants rappelant aux usagers les gestes barrières, à Paris le 8 mai 2020. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Après la présentation du plan de déconfinement dans les transports par le gouvernement et les différents opérateurs, "il y a une précipitation qui peut desservir les Franciliens", affirme vendredi 8 mai sur franceinfo Bertrand Hammache, le secrétaire général de la CGT-RATP.

La fréquentation, une donnée encore inconnue

"Sur le papier on ne peut être qu'optimiste", reconnaît Bertrand Hammache. Mais il émet "quelques réserves sur l'application des contraintes", notamment sur la distanciation sociale à respecter dans les transports. "Il y a un élément que ni les opérateurs, ni Île-de-France Mobilités ne sont en capacité d'évaluer, c'est la fréquentation. À ce stade, on ne sait pas combien de voyageurs vont être sur le réseau le 11 mai", souligne le secrétaire général de la CGT-RATP. "Peut-être qu'une semaine aurait été nécessaire en plus pour avoir ces données-là." Bertrand Hammache s'inquiète également du nombre d'équipements de sécurité pour les agents de la RATP. Selon lui, "pour l'instant il y en a suffisamment. Mais pour la suite, on n'a pas de chiffres connus".

Les contrôles, hors de la mission des agents de la RATP

Pour s'assurer que les voyageurs qui prennent les transports aux heures de pointe à partir de lundi 11 mai aient bien leur attestation, les forces de l'ordre vont procéder à des contrôles à l'entrée des stations, avec l'aide des agents de la RATP. "On n'est pas favorable à ce dispositif", souligne Bertrand Hammache. "Les agents RATP, ce n'est pas leur mission. La police des chemins de fer ne le prévoit pas, même si on est dans une crise sanitaire." Il s'inquiète aussi du devenir de cette mesure après la crise. "Ce genre de dispositif, quand il est expérimenté dans ce genre de situation, le législateur peut avoir l'idée de le poursuivre après. Donc on n'est pas favorable à ça."

Éviter les transports en commun autant que possible

Le secrétaire général de la CGT-RATP appelle par ailleurs les voyageurs "à fréquenter le moins possible les transports" à partir de lundi. "On se retrouve avec une offre de transport où on a poussé les curseurs le plus loin possible. Donc on ne peut pas aller au-delà. Plus la fréquentation sera importante, plus le risque sera aussi important", alerte Bertrand Hammache.

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