Covid-19 : les Hôpitaux de Paris vont devoir déprogrammer des interventions chirurgicales "à compter de ce week-end"

Le nombre de patients atteints du Covid-19 augmente en réanimation. 

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Dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital Saint-Louis à Paris, en mai 2020. (MARTIN BUREAU / AFP)

[RECTIFICATIF] Une première version de cet article indiquait que les Hôpitaux de Paris allaient déprogrammer 20% des interventions chirurgicales à compter de ce week-end. L'AP-HP a ensuite précisé que ses hôpitaux se trouvaient dans une organisation correspondant à un seuil situé "en deçà de 20% de déprogrammation", ce qui ne signifie pas qu'ils étaient conduits "à lancer une déprogrammation de 20% des interventions chirurgicales".

La direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se dit "contrainte d'effectuer de premières déprogrammations" d'opérations chirurgicales "à compter de ce week-end", jeudi 24 septembre. Cette décision a été prise en raison de l'afflux de malades du Covid-19 dans ses services de réanimation.

Le nombre de "patients Covid" hospitalisés à l'AP-HP est passé de 150 début septembre à 330, mercredi, et devrait atteindre 600 à la fin du mois. La part de malades admis en réanimation suit également une courbe ascendante : 50 il y a trois semaines, 132 hier et sans doute plus de 200 la semaine prochaine, a précisé le directeur adjoint de l'AP-HP, François Crémieux, lors d'une conférence téléphonique.

Pas de comparaison avec "l'annulation massive" de mars

Avec plus de 25% des lits de soins critiques occupés par des cas de coronavirus, "les déprogrammations qu'on souhaitait à tout prix éviter sont désormais nécessaires" et l'AP-HP "sera contrainte d'[en] effectuer de premières à compter de ce week-end, pour pouvoir accueillir les patients Covid en réanimation", a expliqué François Crémieux. Le cas échéant, cela concernerait en priorité "les patients dont la prise en charge peut être reportée sans risque de perte de chance".

L'AP-HP espère que les nouvelles restrictions annoncées par le ministre de la Santé, Olivier Véran, permettront d'enrayer le rebond épidémique. "L'enjeu des 15 prochains jours sera de ne pas devoir passer à 50% d'opérations déprogrammées", a ajouté François Crémieux. Le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, a néanmoins souligné que ces "ajustements des activités programmées" n'étaient pas du même ordre que "l'annulation massive" décidée au niveau national juste avant le confinement mi-mars.

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