Covid-19 : une fatigue persistante observée chez un patient sur deux après 10 semaines, selon une étude

Ces symptômes durables concernent aussi bien les personnes ayant été hospitalisées que celles touchées par une forme bénigne, selon cette étude préliminaire irlandaise réalisée sur 128 patients. 

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Une femme pose avec un masque, le 31 mars 2020, à Leipzig (Allemagne). (KIRSTEN NIJHOF / DPA-ZENTRALBILD / AFP)

La moitié des participants d'une étude irlandaise ont souffert de fatigue persistante après avoir récupéré du Covid-19, quelle que soit la gravité de leur infection, selon des conclusions préliminaires publiées le 30 juillet sur le site medRxiv (en anglais), qui seront détaillées au congrès de la Société européenne de microbiologie clinique et des maladies infectieuses du 23 au 25 septembre.

Sur les 128 participants à l'étude, 52% ont fait état d'une fatigue persistante lors d'une évaluation réalisée en moyenne dix semaines après leur "guérison clinique", quelle qu'ait été la gravité de leur infection initiale. Ces patients, âgés en moyenne de 50 ans, soit avaient été hospitalisés (71 d'entre eux), soit avaient subi une forme bénigne de la maladie (57). "La fatigue s'est produite indépendamment de l'admission à l'hôpital, affectant les deux groupes de manière égale", explique l'un des auteurs de l'étude, Liam Townsend, infectiologue à l'hôpital Saint-James de Dublin.

Les femmes plus exposées à la fatigue ?

Les femmes, qui constituaient un peu plus de la moitié des participants à l'étude (54%), représentaient en revanche les deux tiers de ceux souffrant de fatigue persistante (67%). Les personnes ayant des antécédents d'anxiété ou de dépression étaient également plus susceptibles de souffrir de fatigue.

Pour les auteurs, davantage de recherches sont nécessaires pour évaluer l'impact à long terme du Covid-19 sur les patients. "Nos résultats démontrent un fardeau important de la fatigue post-virale chez les personnes ayant eu une infection au SRAS-CoV-2 après la phase aiguë de la maladie", soulignent-ils. Ils prônent une "intervention précoce" et l'utilisation de méthodes "non pharmacologiques" pour la gestion de la fatigue adaptées aux besoins individuels des patients.

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