Covid-19 : les trois suspicions de cas dans les Alpes-Maritimes ont été levées

Le président du conseil départemental avait annoncé lundi matin que trois personnes étaient suspectées d'avoir contracté le coronavirus. Le doute a été levé quelques heures plus tard par l'Agence régionale de santé.

Charles-Ange Ginésy, au conseil départemental des Alpes-Maritimes, le 15 septembre 2017.
Charles-Ange Ginésy, au conseil départemental des Alpes-Maritimes, le 15 septembre 2017. (FRANCK FERNANDES / MAXPPP)

La préfecture des Alpes-Maritimes a tenu une réunion d'urgence sur le coronavirus, lundi 24 février, après l'augmentation du nombre de cas en Italie. Charles-Ange Ginésy, le président Les Républicains (LR) du département était présent. Il a confirmé sur franceinfo que trois personnes étaient suspectées d'être atteintes par le coronavirus Covid-19. "Ce sont des cas suspects recensés. Après, il en est déjà un qui est totalement identifié comme n'étant pas un cas de coronavirus, mais les deux autres doivent être éliminés dans la journée. En tout cas, je le souhaite", a-t-il déclaré. Un souhait exaucé puisque quelques heures plus tard, Philippe De Mester, le directeur général de l'ARS PACA annonçait sur franceinfo que "les tests réalisés auprès de ces deux personnes" étaient "négatifs". "Personne dans la région n'est affecté par le virus Covid-19", a-t-il affirmé.

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La réunion a surtout servi à préciser "toutes les mesures préventives qu'il faut prendre", selon l'élu. Des fiches avec les bons comportements à avoir vont être distribuées dans les secteurs sensibles : hôpitaux, zone portuaire ou aéroportuaire comme l'aéroport de Nice. Les hôpitaux, dont le CHU de Nice, sont mobilisés. Ils sont "sous le contrôle de l'ARS", avec "les bonnes informations, avec les bons principes et avec le matériel", assure Charles-Anges Ginésy.

"Éviter les peurs inutiles"

"Nous avons demandé à ce que l'État et le gouvernement mettent les mêmes moyens sur les Alpes-Maritimes, qui est un département sensible et dans l'émotion depuis que l'Italie est victime de cette épidémie, que ceux qui sont installés dans la capitale." Charles-Anges Ginésy veut "rassurer les populations et éviter les peurs inutiles".

Les Alpes-Maritimes sont frontalières avec l'Italie et Monaco. Un lien existe avec les deux pays "pour essayer de diagnostiquer et de voir comment les choses évoluent".