Covid-19 : que sont les anticorps monoclonaux et polyclonaux ?

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 4 min.
Covid-19 : que sont les anticorps monoclonaux et polyclonaux ?
France 2
Article rédigé par
F.Prabonnaud, N.Tahar, J.Pires, D.Mascret - France 2
France Télévisions

Les anticorps monoclonaux et polyclonaux font beaucoup parler d’eux ces derniers jours. Les équipes de France 2 et Damien Mascret, médecin et journaliste pour France Télévisions, font le point pour le journal de 20 Heures, vendredi 26 février. 

Les anticorps de synthèse ont été rendus célèbres par Donald Trump, qui y a eu recours lorsqu’il a contracté le Covid-19. Depuis, deux anticorps monoclonaux sont autorisés outre-Atlantique, achetés par l’Allemagne et examinés par l’Agence européenne des médicaments. Ils agissent en se fixant sur les protéines de surface, utilisées par le virus pour s’accrocher à des récepteurs, afin de bloquer l’infection. 

En France, une biothèque a mis au point un anticorps polyclonal à Nantes (Loire-Atlantique), qui est testé actuellement à l’hôpital. Ces anticorps ont une triple action sur le coronavirus. "Le premier (…) c’est qu’il va bloquer le virus pour qu’il ne puisse pas rentrer dans les cellules, le deuxième c’est qu’il va lui-même agir directement pour détruire le virus. (…) Le troisième effet, c’est l’effet anti-inflammatoire", développe le Dr. Odile Duvaux, présidente et co-fondatrice de la Biotech Xenothera.

Une nouvelle arme contre le Covid-19 

Alors, nouvelle arme ou traitement révolutionnaire ? "C’est une arme de plus", explique le médecin et journaliste Damien Mascret, présent sur plateau du journal de 20 Heures, vendredi 26 février, avant de préciser que les anticorps polyclonaux seront certainement "plus intéressants" que les monoclonaux. Pour 2 000 euros, le traitement pourrait permettre "d’éviter une douzaine de jours d’hospitalisation". Il existe toutefois des critères pour pouvoir en bénéficier : être positif mais pas à un variant sud-africain ou brésilien, que les symptômes soient survenus depuis moins de cinq jours, qu’ils ne soient pas trop graves, et enfin avoir plus de 80 ans ou un déficit de l’immunité. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.