Covid-19 : trois questions sur l'étude démontrant que le virus peut rester 28 jours sur un smartphone ou une poignée de porte

Des chercheurs australiens confirment le fait que le coronavirus, dans sa version 2020, peut rester près d'un mois sur une surface, à condition qu'il ne fasse pas trop chaud. On vous détaille leur méthodologie.

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Radio France
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Une femme tenant son smartphone à la main et son masque sanitaire au poignet. Photo d'illustration. (FRANKHOERMANN/SVEN SIMON / SVEN SIMON)

Combien de temps le Covid-19 peut-il survivre sur nos poignées de porte, nos tables, nos objets du quotidien ? Une nouvelle étude sur le sujet, menée par des chercheurs australiens, estime que le virus peut durer presque un mois, en particulier à basse température.

Comment cette étude a-t-elle été réalisée ?

La méthodologie est la suivante : les chercheurs ont mis des particules de coronavirus sur des surfaces de la vie courante : des billets de banque, des poignées en plastique pour se tenir dans le bus, le verre du téléphone portable ou de l'écran tactile du distributeur de billets. Ils les ont fait sécher dans un incubateur, plutôt sec, les ont plongées dans l'obscurité et ont regardé combien de temps ces traces de virus pouvaient infecter des cellules de culture. Ils ont donc vu que le virus pouvait survivre jusqu'à 28 jours en particulier à 20°C alors qu'à 40°C, il ne tenait pas plus de 24 heures.

Quelles sont ses conclusions ?

Pour l'équipe de recherche australienne, cela confirme le fait que la durée de vie du Covid-19 est bien plus longue que ce que les précédentes études ont montré. Des chercheurs anglais avaient publié en mars une étude indiquant une résistance du coronavirus de 2003 jusqu'à trois jours, sur du plastique. Les scientifiques australiens confirment également la capacité du Covid-19 à survivre plus longtemps quand il fait froid.

Quelles sont ses limites ?

Pour autant, cette étude australienne ne prouve pas que l'on peut être infecté en touchant simplement son téléphone portable. D'une part parce que les particules utilisées pour l'expérience avaient une charge virale assez élevée, celle de patients très infectés à l'hôpital. D'autre part parce quand le virus est à la lumière, soumis aux ultra-violets, son enveloppe de protection se détruit plus vite. Enfin parce que l'expérience ne dit pas si en vous touchant le nez, les yeux ou la bouche ces traces de Covid-19, encore vivantes, peuvent infecter un sujet.

Mais cette étude est tout de même intéressante pour rappeler l'importance de se laver les mains après avoir touché des rampes d'escalier, des boutons d'ascenseur, des poignées de porte. Elle souligne aussi la nécessité de faire entrer l'air et la lumière dans les pièces que l'on occupe, surtout avec les températures qui baissent en cette saison.

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