Covid-19 : "On pourrait accueillir si besoin des patients" à Rennes car "la situation s'est nettement améliorée", explique un infectiologue

"Des dizaines, voire des centaines de patients" pourraient être transférés de l'Ile-de-France vers d'autres régions, a annoncé le ministre de la Santé jeudi, afin de désengorger les services de réanimations franciliens.

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Radio France
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Un soignant s'occupe d'un patient infectés par le Covid-19 dans un service de réanimation à l'hôpital Ambroise Pare de l'AP-HP à Boulogne-Billancourt, le 8 mars 2021. Photo d'illustration. (ALAIN JOCARD / AFP)

À Rennes, "la situation s'est nettement améliorée depuis quelques semaines, après avoir eu un long plateau, même un peu ascendant pendant janvier et février", a affirmé vendredi 12 mars sur franceinfo Pierre Tattevin, du service de maladies infectieuses du CHU de Rennes et président de la Société de pathologie infectieuse de langue française, alors qu'Olivier Véran a annoncé jeudi que "des dizaines, voire des centaines de patients" pourraient être transférés de l'Ile-de-France vers d'autres régions. "On pourrait accueillir si besoin des patients de réanimation d'autres régions beaucoup plus en difficulté", assure le médecin du CHU de Rennes.

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La capacité d'accueil "va se négocier avec l'ARS", précise Pierre Tattevin : "On peut être amené à ouvrir des unités supplémentaires comme ça a pu être fait pour accueillir des patients de la région." Il juge que "la solidarité a plutôt bien joué. Les gens, objectivement, regardent ce qu'ils pourraient faire, et sont prêts à faire des efforts supplémentaires pour accueillir des patients en plus".

"Des règles communes"

Depuis le début de l'épidémie, le CHU de Rennes a dû "apprendre à s'adapter en fonction du flux des patients qui arrivaient dans notre hôpital ou à l'occasion des rapatriements", précise l'infectiologue. Il y a "des règles communes" appliquées au niveau national "qui avait bien fonctionnées pendant la première vague". Les choses "sont anticipées". Le principe consiste à transférer des patients "dont on sait qu'ils vont rester encore assez longtemps en réanimation", explique Pierre Tattevin. Ils ne doivent cependant pas être "trop instables" pour pouvoir être transportés, car dans un TGV, "les soins ne sont pas aussi intensifs" qu'en réanimation.

Déprogrammer des opérations pour accueillir ces nouveaux patients d'autres régions "n'est pas quelque chose d'impossible", souligne l'infectiologue. "Il ne faut pas que ce soit trop long, il ne faut pas que ce soit trop large, sinon on se retrouve avec plein d'interventions à reprogrammer après", mais il faut "trouver une solution" pour ces patients de réanimation pour soulager les autres régions. "Il ne faut vraiment pas s'interdire ce genre de possibilité s'il y en a besoin", ajoute Pierre Tattevin.

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