Covid-19 : les tests par prélèvements nasopharyngés ne sont pas sans risque, alerte l'Académie nationale de médecine

L'institution évoque notamment "des brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite".

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Un test au Covid-19 par prélèvement nasal, le 23 février 2021 à Dunkerque (Nord).  (DENIS CHARLET / AFP)

Ils sont jusqu'à présent le principal outil de dépistage du Covid-19. Les prélèvements nasopharyngés, pratiqués pour les tests PCR ou les tests antigéniques, ne sont pas sans risque, souligne jeudi 8 avril l'Académie nationale de médecine dans un communiqué.

Depuis le début de l'épidémie, leur nombre s'est envolé, avec quelque 70 millions réalisés entre le 1er mars 2020 et le 4 avril 2021 (57,7 millions de PCR et 12,4 antigéniques) selon une estimation, jeudi, de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). Sur la seule semaine du 29 mars au 4 avril 2021, 3 835 000 résultats de tests PCR et antigéniques ont été validés.

L'Académie rappelle certaines complications, douleur ou saignement, qui "peuvent être considérées comme bénignes". Mais elle note que "de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines", évoquant notamment "des brèches de l'étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite".

Les prélèvements salivaires recommandés pour les enfants

L'Académie de médecine estime que, parfois, les prélèvements sont effectués "dans des conditions inadaptées". Elle appelle donc à "respecter les bonnes pratiques". Avant tout prélèvement, il convient de "s'enquérir d’éventuels antécédents accidentels ou chirurgicaux de la sphère ORL" qui ont pu modifier "l’anatomie des cavités nasales et sinusales". Elle précise que la tête du patient ne doit pas être "en hyper extension lors du prélèvement".

L'institution recommande ainsi que les prélèvements nasopharyngés soient pratiqués par "des professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste". Pour les enfants, elle préconise les prélèvements salivaires.

Elle met également en garde sur l'utilisation des autotests, qui doivent arriver en pharmacie à partir du 12 avril. Ceux-ci ne nécessitent pas un prélèvement aussi profond que les autres, mais l'Académie recommande d'alerter les utilisateurs sur le fait que "l'auto-prélèvement peut exposer à de faux négatifs lorsque l'écouvillonnage est trop timide et superficiel, mais peut aussi devenir dangereux lorsque l'écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction".

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