Covid-19 : les mesures pour les étudiants "vont être très difficiles à mettre en place", selon l'Association générale des étudiants de Paris

"Un jour par semaine pour tous les étudiants... Imaginez pour les universités qui ont 55 000 étudiants, ça va être un vrai casse-tête", affirme sur franceinfo Bérangère Poncet, présidente l'Association générale des étudiants de Paris.

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Radio France
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Emmanuel Macron discute avec des étudiants à l'université Paris-Saclay, dans l'Essonne, le 21 janvier 2021. (YOAN VALAT / POOL)

En visite à l'université de Paris Saclay jeudi 21 janvier, Emmanuel Macron a promis des mesures pour répondre au mal-être des étudiants : un "chèque-psy" pour les étudiants en détesse ; deux repas à un euro par jour dans les restos U ; un jour par semaine de cours en présentiel à l'université pour tous les étudiants qui le veulent.

>> Covid-19 : présentiel, repas à un euro... Les annonces d'Emmanuel Macron pour les étudiants en difficulté face à la crise sanitaire

"Les mesures annoncées vont être très difficiles à mettre en place", affirme sur franceinfo Bérangère Poncet, présidente l'Association générale des étudiants de Paris, affiliée à la Fage. "Un jour par semaine pour tous les étudiants... Imaginez pour les universités qui ont 55 000 étudiants, ça va être un vrai casse-tête."

L'association générale des étudiants de Paris préférerait un retour à une jauge de 50% des cours en présentiel "comme en début de l'année pour la plupart des universités où les étudiants pouvaient venir une semaine sur deux sur le campus."

Le repas à un euro, "un premier pas"

À propos des repas à un euro dans les restos U, "c'est un premier pas", ajoute la présidente de l’Association générale des étudiants de Paris et vice-présidente étudiante de Sorbonne Université. "Mais encore une fois il va falloir que les étudiants se manifestent, pour ensuite être répertoriés, et pouvoir accéder à un repas à un euro."

En fait, les moyens ne sont pas là pour que l'information soit suffisamment accessible aux étudiants et que les propositions du chef de l'État se concrétisent selon Bérangère Poncet. "Les services publics actuellement manquent de moyens, humains comme financiers, pour gérer cette crise et tous les étudiants en détresse."

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