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Covid-19 : les laboratoires enregistrent "une augmentation de 33%" de tests en une semaine, indique un syndicat de biologistes

"On a largement les capacités à gérer", rassure le président du syndicat. Lionel Barrand se montre toutefois prudent car "on ne sait pas du tout quand le plateau de cette 8e vague sera atteint".

Article rédigé par franceinfo
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Un test de dépistage du Covid-19, à Paris, en décembre 2021. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"On voit qu'on a une augmentation de 33%" de patients qui viennent se faire tester "cette semaine par rapport à la semaine dernière", indique vendredi 23 septembre sur franceinfo Lionel Barrand président du syndicat national Les Biologistes médicaux. Plus d'un million de tests Covid-19 ont été réalisés cette semaine en France. "Pour l'instant, on a largement les capacités à gérer", assure-t-il, "mais on ne sait pas du tout à quelle sauce nous serons tous mangés demain".

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franceinfo : Constatez-vous une hausse des tests dans vos laboratoires ?

Lionel Barrand : Oui, on le constate depuis cette semaine. On voit qu'on a une augmentation de 33% du nombre de personnes cette semaine par rapport à la semaine dernière. La semaine dernière, on avait déjà eu une augmentation de 9% alors que pendant tout l'été, ça a diminué. Après, on est encore sur des chiffres assez faibles, c'est-à-dire que pour l'instant, on a largement les capacités à gérer. Mais on ne sait pas du tout à quelle sauce nous serons tous mangés demain.

Pour l'instant, vous arrivez à faire face ?

Pour l'instant, oui. On sait que ça peut monter très vite. On voit qu'il y a une augmentation, notamment chez les plus jeunes. Il y a une baisse des températures, un brassage avec la rentrée scolaire et une baisse de l'immunité collective. Est-ce que ça va encore augmenter ces prochaines semaines ? Et surtout, à quel niveau ? C'est probable que ça augmente encore. Pour l'instant, on est loin de ce qu'on a déjà connu. On est loin des files d'attente de deux heures pour avoir un test PCR. On ne sait pas du tout quand est-ce qu'on atteindra le plateau de cette 8e vague. Maintenant, on va faire le maximum pour mettre les équipes en place.

Est-ce toujours le variant Omicron qui circule ?

C'est pour l'instant Omicron. On ne sait pas s'il y aura d'autres variants. Ça fait quand même quelque temps qu'on n'a pas eu de nouveaux variants par rapport à ce qu'on avait déjà connu en fin d'année dernière, quand on avait du Delta. Pour l'instant, il est trop tôt pour connaître l'ampleur de la vague, mais aussi la gravité des symptômes. Avoir juste des cas positifs, c'est une chose, mais, combien est-ce qu'on aura d'hospitalisations ? Quelle sera la gravité, sachant que les personnes ont déjà rencontré le virus ou ont été vaccinées ? C'est une grosse interrogation.

Certaines pharmacies demandent aux patients de moins de 60 ans dont le dernier rappel date de plus de six mois de payer le test. Est-il toujours pris en charge ?

Ça reste pris en charge. Maintenant, je pense que ce sont juste des problèmes informatiques. C'est extrêmement pénalisant pour les patients, mais aussi pour les professionnels de santé. On ne s'en sort plus avec les changements de règles. Il faudrait quand même qu'on adapte le logiciel pour que l'on n'ait pas à se poser la question de savoir s'il est pris en charge ou pas pris en charge.Il faut que les autorités fassent le nécessaire.

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