Covid-19 : les élevages de visons sont sous "surveillance" en France depuis cet été

Cette surveillance a été mise en place après une alerte des autorités néerlandaises faisant état, début juin, d'une contamination de visons par le Covid-19.

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Un vison d'un élevage de Montarlot-lés-Rioz (Haute-Saône), le 29 septembre 2020. (JEAN-FRANÇOIS FERNANDEZ / FRANCE BLEU BESANÇON / MAXPPP)

Les élevages de visons français sont sous "surveillance" depuis l'été, a affirmé, jeudi 5 novembre, le ministère de la Transition écologique, après que le Danemark a fait état d'une mutation du virus du Covid-19 chez les visons

Cette surveillance portant sur la mortalité dans les quatre élevages français a été mise en place après une alerte des autorités néerlandaises faisant état, début juin, d'une contamination de visons par le coronavirus"Les mesures de biosécurité sont d'ores et déjà renforcées dans ces élevages, a ajouté le ministère. Et nous prendrons les mesures adaptées en fonction de l'évolution de la situation."

Des analyses PCR et sérologiques seront réalisées "sous forme d'étude scientifique" en novembre et décembre, période des abattages saisonniers des visons élevés pour leur fourrure. Ces quatre élevages, dénoncés par les défenseurs des animaux, doivent fermer "sous cinq ans" en France, selon les annonces faites en septembre par la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.

Une mutation inquiétante du virus ?

Les Pays-Bas et l'Espagne avaient annoncé ces derniers mois la contamination de nombreux visons dans des élevages présents sur leur sol. Mais l'annonce faite par le Danemark parle d'une mutation du virus qui pourrait, selon Copenhague, menacer l'efficacité d'un futur vaccin pour l'homme.

La Première ministre danoise a annoncé, mercredi, l'abattage de la totalité de la quinzaine de millions de visons du pays, affirmant qu'une version mutée du SARS-Cov-2 avait été transmise par ces animaux à douze personnes. Les autorités ont même indiqué, jeudi, que 280 000 habitants du nord-ouest du pays seraient soumis à des restrictions spécifiques pour empêcher sa propagation.

Plusieurs scientifiques se sont montrés circonspects après les déclarations des autorités danoises, soulignant qu'ils n'avaient eu accès à aucune donnée scientifique leur permettant de confirmer ou infirmer une mutation spécifique.

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