Covid-19 : les écoles sont un lieu mineur de contamination des enfants, selon le responsable de l'étude pédiatrique Vigil

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France Télévisions
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Des enfants participent à une campagne de tests salivaires, le 30 mars 2021, à Neuville-sur-Saône, dans la métropole de Lyon. (MAXPPP)

Le cercle familial reste le principal lieu de transmission pour les plus jeunes, avance Robert Cohen, président du Conseil national professionnel de la pédiatrie, sur la base de cette étude.

La fermeture des écoles est-elle une fausse bonne idée pour freiner l'épidémie de Covid-19 chez les plus jeunes ? Une telle mesure sans un confinement strict dans le même temps ne présenterait qu'un intérêt "très relatif" car les contaminations des enfants se font "très majoritairement" en milieu extrascolaire, affirme auprès de franceinfo le pédiatre Robert Cohen, mercredi 31 mars, sur la base des données de l'étude Vigil dont il est l'auteur principal.

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Depuis novembre, 300 enfants testés positifs, principalement âgés de 0 à 10 ans, ont été suivis dans le cadre de cette étude toujours en cours et dont des résultats intermédiaires doivent être communiqués "en tout de début de semaine prochaine". Pour environ 200 d'entre eux, l'origine de la contamination a pu être établie. "Dans 70 à 80% des cas, la transmission aux enfants s'est faite au sein du domicile", détaille le président du Conseil national professionnel de la pédiatrie, en poste au centre hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne). Ces derniers mois, l'apparition des divers variants n'a "rien changé" à l'origine des transmissions, nettement plus importantes au sein des familles qu'au sein des écoles.

Un effet sur les adultes plus que sur les enfants

"Les transmissions d'enfant à enfant sont très rares et celles d'enfant à adulte sont rares aussi", souligne Robert Cohen. Pour lui, une éventuelle fermeture des écoles aurait d'abord un effet sur les contaminations entre adultes au sein des établissements, par exemple lors des pauses déjeuner. Une telle décision pourrait surtout freiner le virus en induisant une diminution de la présence des parents dans les entreprises, du fait des besoins de garde d'enfants. Toujours est-il qu'il n'y a, selon lui, "aucun sens" à affirmer que les écoles sont d'importants lieux d'infection pour les enfants.

"Fermer les écoles, ce serait avoir des effets délétères sur la santé des enfants pour un bénéfice qui ne sera pas forcément spectaculaire, compte tenu de ce virus qui les infecte finalement assez peu", a pour sa part estimé la présidente de la Société française de pédiatrie, Christèle Gras-Le Guen, mardi sur franceinfo. Elle a rappelé que le virus "infecte vraiment très peu les jeunes enfants qui fréquentent les crèches, les maternelles, les écoles primaires" et "devient plus fréquent chez les collégiens et chez les lycéens".

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