Covid-19 : les besoins humanitaires atteignent un record de 35 milliards de dollars en 2021, alerte l'ONU

D'ici à la fin 2020, 270 millions de personnes pourraient souffrir d'insécurité alimentaire aiguë, soit 82% de plus qu'avant la pandémie. Au Yémen, au Burkina Faso, au Soudan du Sud et dans le nord-est du Nigeria, la population est au bord de la famine.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le Yémen, où de nombreuses familles souffrent de malnutriton, comme celle-ci photographiée le 28 septembre 2019, est un l'un des pays qui a le plus besoin d'aide humanitaire. (ESSA AHMED / AFP)

Des famines qui se profilent et des centaines de millions de personnes dans la pauvreté. L'ONU a lancé, mardi 1er décembre, un appel humanitaire record de 35 milliards de dollars (29 milliards d'euros) pour 2021. Avec le choc de la pandémie de Covid-19, le nombre des personnes ayant besoin d'aide humanitaire dans le monde va atteindre un nouveau record : 235 millions, une augmentation de 40% en un an, selon les plans de réponse humanitaire coordonnés par l'ONU. Ainsi, si toutes ces personnes vivaient dans un seul pays, ce serait le cinquième plus peuplé du monde.

Les fonds demandés par l'ONU et ses partenaires visent à aider dans 56 pays quelque 160 millions de personnes (sur les 235 millions) parmi les plus vulnérables qui font face à la faim, aux conflits, aux déplacements et aux conséquences du changement climatique et de la pandémie.

Cette année, "l'augmentation est presque entièrement due au Covid-19", qui a fait au moins 1,46 million de morts en près d'un an, a souligné le responsable des Affaires humanitaires à l'ONU, Mark Lowcock, en conférence de presse. "Le tableau que nous présentons est le plus sombre que nous ayons jamais exposé en matière de besoins humanitaires à venir", a-t-il ajouté. L'appel des Nations unies montre que la Syrie et le Yémen, ravagés par la guerre, sont en tête de liste des pays qui ont le plus besoin d'aide humanitaire.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.